Véritable figure emblématique du service public, Laurent Delahousse accorde une importance particulière à son image.
Depuis son arrivée sur le service public en 2006, Laurent Delahousse a tracé un parcours sans faute. Parti du rôle discret de joker au JT de la semaine, il s'est rapidement imposé comme le chef d'orchestre incontournable des éditions du week-end. Avec son ton feutré et sa proximité avec le téléspectateur, il a su dépoussiérer l'exercice du journal télévisé. Bâtisseur dans l'âme, il a également marqué la grille de France Télévisions en créant les magazines 13h15, le samedi et 13h15, le dimanche, tout en insufflant une dimension intimiste à l'antenne. Et si ce dernier fait sensation à l’antenne, même en couverture d’un magazine, il assure.
Le journaliste fait sensation à la une d’un magazineLaurent Delahousse fait partie des visages les plus connus du petit écran. Toutefois, ce dernier préfère pourtant cultiver une discrétion à toute épreuve. Cependant, cette réserve n’exclut pas une pointe de glamour. D’ailleurs, le journaliste l’avait bien montré en prenant la pose pour la couverture du magazine GQ.
Allure soignée, mais sans chichi, en denim de maison de couture et tricot accessible, l'ancien joker de l'information joue la carte de l'élégance naturelle. Mais sous le charme ravageur, la lucidité demeure. Parfaitement conscient de l'impact de son image auprès du public, il trace une ligne rouge très claire : pas question de se laisser enfermer dans le rôle de la marionnette parfaite. Le surnom de "Ken" ? Très peu pour lui.
Laurent Delahousse sans filtre sur ce détail qui l’obsède sur la longueur de son pantalonÀ force d’afficher une politesse constante et une allure sans fausse note, Laurent Delahousse frôlait presque la perfection pour beaucoup. D’ailleurs, dans les couloirs de LCI, d'anciennes consœurs n’ont pas hésité à décrire le journaliste comme “un garçon charmant, toujours d'humeur égale, souriant, presque doux”. Mais derrière cette courtoisie à toute épreuve se cache une rigueur absolue. En effet, s'il refuse qu'on le cantonne au rôle d'atout charme du paysage télévisuel, le compagnon d’Alice Taglioni ne fait pas preuve d'hypocrisie.
Pour lui, sa plastique a été un tremplin et il l'assume pleinement. “Mon physique, je vis avec, ça a aussi été un moyen d'accéder où je suis“, avait-il confié. Une conscience d'image qui s'accompagne d'une coquetterie poussée à l'extrême, notamment lorsqu’il s’agit de la largeur de ses bas de pantalons. “Je les fais tous reprendre pour être à 18,5 cm de large. Mettez un pantalon trop large sur un type à petits pieds et vous obtenez quoi ? Un mec tassé”, avait-il précisé.
Un esprit d’innovation surprenantÀ l'antenne, Laurent Delahousse n'a jamais eu peur de casser les moules. Qu'il s'agisse de tomber la veste et la cravate. Un geste qui, d’ailleurs, n'a pas manqué de faire grincer des dents. En effet, lorsque ce dernier avait décidé d’apparaître col ouvert à 13 heures, la réaction ne s’est pas fait attendre. Il avait reçu “un colis avec deux cravates à un euro de la part d'une espèce d'amicale de la cravate”.
Mais le journaliste qui a évoqué l'exigence de son métier ne s'arrête pas aux conventions vestimentaires. Le journaliste a également surpris en bousculant la routine. C'est lui qui prend le risque de hacher le fil du journal pour teaser les sujets à venir en plein cœur de l'édition, apportant une respiration et une tension dramatique inédites. Un véritable coup de poker d'avant-garde qui a fini par s'imposer comme la norme.
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