Alors que les pompiers luttent pour le dixième jour consécutif contre les feux en Gironde, et que les corps fatiguent, le SDIS 33 organise des maraudes avec la Croix-Rouge pour prendre soin d'eux.
Publié le vendredi 31 juillet 2026 à 17h09
Alors que les pompiers luttent pour le dixième jour consécutif contre les feux en Gironde, et que les corps fatiguent, le SDIS 33 organise des maraudes avec la Croix-Rouge pour prendre soin d'eux.
La situation s'améliore progressivement en Gironde, alors que le mégafeu déclenché le 22 juillet près de Saumos est toujours stabilisé et circonscrit dans son périmètre. En ce dixième jour de lutte, les corps des pompiers commencent à être fatigués. Le SDIS de la Gironde organise tous les jours des maraudes sanitaires avec la Croix-Rouge pour prendre soin des soldats du feu, des gendarmes mais aussi des agriculteurs déployés sur la ligne de front.
Depuis lundi, plusieurs pompiers du SDIS 33 mènent des brigades sanitaires. Ils vont voir leurs collègues sur le front pour prévenir notamment des risques de déshydratation. "On leur dit de boire de l'eau plutôt que des boissons énergisantes, on leur apporte des masques chirurgicaux" pour limiter le risque de malaises et de maux de tête dus à l'inhalation de fumées, décrit l'adjudant Martin sur ICI Gironde. "La fatigue s'accumule avec le temps qui passe, le risque de traumatologie augmente", notamment de brûlures.
Traquer la déshydratation et le taux de monoxyde de cardoneLa maraude vient de s'arrêter sur la route du Porge. Cassandra, infirmière des pompiers, vérifie le taux de monoxyde de carbone d'un soldat du feu. "On vérifie qu'ils n'ont pas été exposés aux fumées plus que les quotas."
"Il s'agit surtout de faire de la prévention", explique Inès, chef d'intervention à la Croix-Rouge."On est vraiment là pour s'assurer qu'ils sont conscients des risques. On leur remet des masques, on s'assure qu'ils aient suffisamment à boire, à manger, qu'ils se reposent. Et, si jamais on peut leur venir en aide, notamment pour de la bobologie, on est là également."
"On ne sait pas forcément prendre soin de nous"L'adjudant Martin explique que ses collègues ne sont pas habitués à ce que l'on se préoccupe de leur propre santé. "On ne sait pas forcément prendre soin de nous. Mais en discutant avec eux, en faisant de la pédagogie", ils comprennent le but de ces maraudes sanitaires. Un véhicule de la Croix-Rouge et un VSAV, un véhicule de secours et d'assistance aux victimes des pompiers, suivent la brigade afin d'amener un pompier à l'hôpital si nécessaire.
Aujourd'hui, 3.300 pompiers sont toujours mobilisés et plus de 250 ont été blessés.
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