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Volley-ball – Ligue A : "Le club va dans le bon sens, nous avons besoin de continuité et de stabilité", le président des Centurions Bastien Anglade lance la saison de Narbonne

Дата публикации: 01-08-2026 08:57:03

Ce vendredi 31 juillet, le président des Centurions Narbonne Bastien Anglade a pris la parole pour la première fois depuis le début de l’été afin de balayer toute l’actualité autour de son club. À la tête de la...

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Ce vendredi 31 juillet, le président des Centurions Narbonne Bastien Anglade a pris la parole pour la première fois depuis le début de l’été afin de balayer toute l’actualité autour de son club. À la tête de la formation audoise pour sa quatrième saison, le jeune entrepreneur a de grandes ambitions pour son équipe, l’Arena et pour le volley narbonnais.

Comment avez-vous vécu le départ inattendu de Lorenzo Tubertini ?

Cette situation est arrivée très vite à l’intersaison. Ma philosophie est de faire de chaque situation une opportunité. Lorenzo a eu une opportunité de rejoindre un grand club italien (Modène), de se rapprocher de sa famille, et de ses enfants en bas âge. À Narbonne, nous avons des valeurs de famille. Ce sont des choses qu’on ne peut pas oublier. La situation était difficile, mais ça l’était surtout parce qu’il avait construit l’équipe, en participant largement, avec Michel Mandrou, au choix des joueurs, du coach adjoint (l’Italien Mattia Minelli). La difficulté était là et dans le timing. Depuis que je suis arrivé à Narbonne, j’ai des souhaits d’entraîneurs. Malheureusement, les entraîneurs sont souvent sous contrat. Un coach français qui coache en France, c’est difficile d’aller le déloger.

Et pourtant, vous avez enrôlé Patrick Duflos…

De fil en aiguille, on a eu une première indiscrétion nous indiquant qu’il était peut-être disponible un an avant la fin de son contrat. J’ai appelé Toulouse. On a sauté sur l’occasion parce qu’il rejoint parfaitement les valeurs du club. C’est un coach qui est fait pour entraîner un club de la dimension de Narbonne, sans avoir les moyens d’avoir des stars. Nous voulons faire évoluer les jeunes joueurs à très fort potentiel. On est un club tremplin. Vous avez des joueurs de Narbonne qui poussent et qui évoluent sur des équipes de France jeunes. On a encore le cas avec Mathéo Mrozek, cet été, qui a performé. Capitaine de la France U18 et meilleur réceptionneur attaquant de l’Euro. Depuis trois ans, on a montré aux jeunes qu’on leur faisait confiance, qu’on était capable de les installer comme titulaire.

Ça fait trois ans que Patrick m’agace en le voyant s’agiter contre nous.

Êtes-vous satisfait de l’arrivée d’un tel entraîneur ?

Dans notre projet, c’est le meilleur choix. C’est l’entraîneur que j’ai le plus détesté sur les trois dernières années (rires). Quand vous l’avez en face, vous aimez le détester parce qu’il est virulent, il bouge beaucoup sur le terrain, il parle, il s’agite. Ça fait trois ans que, du bord du terrain, je vois Patrick s’agiter contre nous. Et, ça fait trois ans qu’il m’agace. Trois ans que je me dis, cet homme, un jour, j’aimerais l’avoir avec nous. Parce qu’il correspond à ma personnalité, mes valeurs et mon caractère. Et c’est vrai que ça fait trois ans que je dis à Michel Mandrou (manager général), ce mec est insupportable. Il le sait Patrick parce qu’on en a rigolé ensemble. C’est un gagneur. Et ça, on a besoin. Il va avoir un binôme idéal avec Michel. On a deux hommes expérimentés, un qui prône la stabilité et les valeurs du club, Michel. Plus fidèle, il n’y a pas. Et un autre qui a performé partout où il est allé, en Pologne, à Tours, à Sète et à Toulouse. Il a signé chez nous pendant trois ans, il va s’installer dans la durée.

Avez-vous été piqué de terminer si proche de la place qualificative ?

Ç’a été difficile à vivre, parce que le travail du club n’est pas récompensé. Quand vous échouez, alors que c’est l’année où on avait prévu de revenir sur ce milieu de tableau, c’est difficile. Il a fallu quelques semaines pour avaler le coup. Malgré tout, j’ai un caractère de battant, jamais résigné. Le plus difficile, quand vous échouez, c’est de faire votre propre analyse. On a échoué parce qu’on a eu trop de blessés. Maintenant, si on a trois ou quatre blessés en même temps, comment on arrive à régler ce problème ? Dans le volley, c’est assez compliqué. Dans notre situation économique, de pouvoir qualitativement doubler tous les postes. On a un championnat assez court où si vous avez votre joueur numéro un qui se blesse, vous faites appel à un joker médical. Mais aujourd’hui, il y a des championnats professionnels dans le monde entier et qui, économiquement, attirent plus que nous. Même si le niveau est très bon en Ligue A. On a cette difficulté pour aller chercher des joueurs en milieu de saison. Je crois que l’avenir, c’est vraiment le travail sur nos centres de formation pour avoir des joueurs, en interne, capables de répondre aux attentes à tout moment. Et je crois vraiment qu’on est sur le bon chemin.

Quel est l’objectif pour cette saison 2026-2027 ?

L’objectif minimum, celui annoncé aux joueurs, est de jouer au moins un match de phase finale. Quand vous venez à Narbonne, vous ne venez pas pour jouer le maintien, pas avec le travail fourni, le nombre de partenaires publics et privés, l’engouement et cette salle régulièrement bien remplie. Même si on a moins de moyens que pas mal d’autres clubs, on doit pouvoir jouer ce milieu de tableau tous les ans. Notre objectif sera d’offrir à notre public un match de phase finale. On veut renouer avec ça.

Il y a des choses prévues à l’Arena, on sera les premiers à le faire dans ce sport.

Est-ce qu’il y aura des changements dans cette SuperLigue ?

Nous allons revenir sur un deuxième interset de dix minutes. Cela fait plus de trois ans que cela ne dure que trois minutes. Nous avons l’habitude dans les autres sports d’avoir des mi-temps. Ç’a été ma demande depuis un an. La première raison est économique. Nos espaces buvettes vont pouvoir travailler, les gens pourront consommer sans perdre une partie du match. La deuxième raison va plus loin. On a un sport-spectacle, c’est le cas depuis notre entrée à l’Arena. Je crois que mon prédécesseur a fait le bon choix dans ce sens. Et il faut aller plus loin. Il y a des choses qui sont prévues pour cette année à l’Arena, déjà calées, et on sera les premiers à le faire dans ce sport. Les choses bougent, évoluent positivement.

À l’aube de votre quatrième saison chez les Centurions, comment vivez-vous d’être président du club ?

Cela a chamboulé mon rythme de vie privée et professionnelle. La reprise du club a demandé beaucoup d’investissements, de sacrifices. Le club est plus structuré, les conditions de travail sont plus agréables. Je continue à prendre du plaisir parce qu’au-delà du volley, il y a un vrai projet économique derrière. Les partenaires et les actionnaires qui nous ont rejoints partagent les valeurs du projet. J’ai beaucoup été rejoint dans l’aventure par cette nouvelle génération d’entrepreneurs. Mon rôle est un peu différent d’il y a trois ans. Je délègue, je fais confiance, les équipes travaillent en autonomie. Nous avons aussi fait évoluer notre mode de gouvernance en avril, avec un comité directeur de six personnes pour piloter les commissions, pleinement investis dans ces dernières.

Économiquement, où en est le club ?

Il évolue aussi, le budget est plus élevé d’année en année. Sportivement, cela ne se voit pas parce que toutes les autres équipes travaillent aussi, il ne faut pas se leurrer. Le club n’a jamais eu autant de partenaires et d’entrée financières privées. Et cela n’aurait jamais été possible sans le passage en société. Le club va dans le bon sens. Nous avons besoin de continuité et de stabilité dans notre projet pour avancer. Cette année, nous avons modifié 50 % de l’effectif, il y a trois ans, c’était 100 %.

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