Un homme de 44 ans devait comparaître ce vendredi 31 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour une série de vols et de dégradations commis entre le 20 avril et le 2 juin dans six communes...
Un homme de 44 ans devait comparaître ce vendredi 31 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel de Perpignan pour une série de vols et de dégradations commis entre le 20 avril et le 2 juin dans six communes différentes des Pyrénées-Orientales.
En s’avançant à la barre du tribunal correctionnel de Perpignan ce vendredi matin, ce quadragénaire qui comparaissait libre n’avait sans doute pas prévu le sort qui lui a été réservé à l’issue de l’audience. Ce jour, le mis en cause, qui affiche 17 mentions à son casier judiciaire, devait répondre de nombreux vols aggravés commis entre mi-avril et début juin 2026, moment de son arrestation, à Pézilla-la-Rivière, Peyrestortes, Baixas, Saleilles, Latour-Bas-Elne et Saint-André de Roquelongue dans l’Aude. Pour un préjudice total estimé à plus de 200 000 euros.
Entre autres, il lui est reproché d’avoir dans la nuit du 31 mai au 1er juin vandalisé le stade municipal et les installations sportives de Saleilles. La buvette et les locaux du club de football ont été saccagés et de nombreux équipements ont été dérobés. Les câbles alimentant les projecteurs du terrain ont été dépouillés de leur cuivre et plusieurs poteaux d’éclairage ont été sciés, et une grande partie du grillage a été arrachée. De même, à Latour-Bas-Elne, dans la nuit du 1er au 2 juin 2026, le stade communal a été victime de dégradations de coffres d’éclairage et le vol de 800 à 1 000 mètres de câbles en cuivre.
Tandis que les communes de Saleilles (Me Philippe Capsié) et de Baixas (Me Céline Paré) étaient représentées afin de réclamer réparation des dommages subis, le prévenu, placé jusqu’alors sous contrôle judiciaire, assisté de Me Sevki Akdagk, a sollicité un report afin de préparer sa défense. Demande accordée, le procès est renvoyé au 11 septembre. Or, contre toute attente, le tribunal a décidé de décerner un mandat de dépôt à son encontre sur l’audience "pour éviter le renouvellement de l’infraction". "Je suis en dépression, je vais pas bien madame la présidente", a tenté de justifier le prévenu, aussitôt menotté et conduit en prison dans l’attente de son procès.