Le président américain Donald Trump conteste la décision de la procureure fédérale de Washington d’abandonner les poursuites contre un ancien athlète accusé d’avoir dégradé le bassin réfléchissant du Lincoln Memorial,...
l'essentiel Le président américain Donald Trump conteste la décision de la procureure fédérale de Washington d’abandonner les poursuites contre un ancien athlète accusé d’avoir dégradé le bassin réfléchissant du Lincoln Memorial, qu’il affirme avoir été la cible de vandalisme.
Nouveau rebondissement dans l’affaire du bassin réfléchissant de Washington (États-Unis). Samedi 1er août, Donald Trump a vivement contesté la décision de Jeanine Pirro, procureure fédérale de la capitale qu’il avait lui-même nommée, d’abandonner les poursuites visant David Hearn, 67 ans. Cet ancien athlète olympique était accusé d’avoir arraché le revêtement tapissant le fond du bassin du National Mall, des faits qu’il nie et pour lesquels il encourait jusqu’à dix ans de prison.
Cette ancienne animatrice de Fox News et proche alliée du président américain, avait demandé la veille l’abandon des charges, estimant que les dégradations constatées ne relevaient pas d’un acte de vandalisme mais d’une "installation bâclée".
"Les dégâts majeurs ont été causés par des VANDALES!"Une conclusion qui a provoqué la colère du milliardaire républicain. "Je suis en désaccord total avec Jeanine Pirro (...) Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête", a réagi Donald Trump sur sa plateforme Truth Social. Il y a peut-être eu des problèmes avec l'entrepreneur, mais les dégâts majeurs ont été causés par des VANDALES!".
Derrière cette passe d’armes se cache un chantier devenu un symbole embarrassant pour l’administration Trump. La rénovation du bassin, lancée sous son impulsion et estimée à environ 14 millions de dollars par la presse américaine, avait été confiée sans appel d’offres à une entreprise ayant déjà travaillé sur un terrain de golf appartenant au républicain.
Un feuilleton politiqueDepuis plusieurs semaines, l’ancien promoteur immobilier refuse d’endosser la responsabilité de cette rénovation ratée. Il accuse des "vandales" d’avoir entaillé le revêtement "au couteau" ou d’avoir déversé de l’engrais dans l’eau, provoquant la prolifération d’algues et le décollement de la membrane d’étanchéité.
Samedi, Donald Trump a publié une vidéo censée démontrer ses accusations. Mais les images ne permettent pas d’identifier clairement les traces de découpe évoquées par le président. Dans son sillage, Doug Burgum, le ministre de l’Intérieur américain, a lui aussi rejeté la décision de Jeanine Pirro, évoquant une "profanation" provoquée par des "vandales".
Long de 610 mètres, le bassin est devenu un feuilleton politique dont chaque épisode alimente les publications présidentielles sur les réseaux sociaux. Malgré plusieurs interventions du National Park Service, il a encore été vidé à la mi-juillet pour tenter de réparer les dégâts.