Maxence Muyshondt, 26 ans, a parcouru 1 000 km à vélo de Bruxelles à Montlauzun, dans le Lot, début juillet, pour un repas de famille. Malgré les inquiétudes de ses proches, il a relevé ce défi sportif en traversant...
l'essentiel Maxence Muyshondt, 26 ans, a parcouru 1 000 km à vélo de Bruxelles à Montlauzun, dans le Lot, début juillet, pour un repas de famille. Malgré les inquiétudes de ses proches, il a relevé ce défi sportif en traversant la France, découvrant ses habitants et s'adaptant aux conditions caniculaires. Récit.
"Une fois par an, on se donne tous rendez-vous chez ma grand-mère. Il y en a qui viennent en avion, il y en a qui viennent en voiture, et moi, je me suis dit : je vais le faire à vélo." À 26 ans, Maxence Muyshondt s'est lancé un défi sportif : celui de relier Bruxelles, en Belgique, à Montlauzun (Lot) à vélo, début juillet. Au total, 1 000 km à sillonner les routes françaises pour rejoindre sa grand-mère le temps d'un week-end pour un repas de famille. "Cela faisait trois ans que je travaillais, et j’étais entre deux emplois. J’ai donc choisi de faire un petit challenge. Comme j’aimais bien le vélo et l’aventure...", retrace celui qui travaille dans le droit. L'idée une fois germée, le cycliste en herbe s'est entraîné, le temps d'une semaine, avant de se jeter à l'eau.
1 000 km à vélo pour relier Bruxelles à Montlauzun"Mes parents avaient un peu peur, surtout pour la sécurité sur la route. C'est vrai que j’étais conscient du risque : il suffit qu’un camionneur soit sur son téléphone et ne regarde pas et c’est fini", livre Maxence Muyshondt. Inquiète, sa famille insiste pour que sa grand-mère l'empêche de s'élancer dans ce défi. "Je ne l'ai pas fait, parce que je sais qu'il a la tête sur les épaules et je lui ai dit que s'il ne le faisait pas là, il ne le ferait jamais", sourit fièrement sa grand-mère, Chantal Carette. Il faut dire que son petit-fils est resté prudent. "J’avais acheté un petit radar avec une lumière à mettre à l’arrière de mon vélo. On reçoit une notification sur son GPS qui dit : attention, il y a une voiture qui s’approche", précise le jeune homme. Équipé avec le strict nécessaire, Maxence Muyshondt trépignait d'impatience à l'idée de se lancer. D'abord pour un défi sportif mais également pour partir à la découverte des habitants.
Maxence Muyshondt a parcouru 1000 km à vélo entre Bruxelles et le Lot pour rejoindre sa famille.
Photo autorisée pour La Dépêche du Midi
Les premiers jours, le trajet s'est déroulé sans encombre. Jusqu'au troisième jour où le thermomètre affichait des températures caniculaires. "Ça a vraiment changé mon voyage. Un jour, j’ai dû rouler vers 14 h ou 15 h, alors que je n’étais pas préparé à ça. Avec l’asphalte, la route garde toute la chaleur du matin, puis l’après-midi le soleil tape d’en haut : on a vraiment l’impression de rouler dans un four", relate le Bruxellois. Le jeune homme s'est donc adapté avec des départs plus tôt. Résultat : il arrivait avant midi à chacune des destinations et profitait de ce temps libre pour rencontrer les habitants.
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"J’ai rencontré plein de gens. À chaque fois que je dormais chez des locaux, je mangeais avec eux le soir, et parfois le matin s’ils se réveillaient aussi tôt que moi", s'amuse Maxence Muyshondt. Chaque jour, il regardait sur une plateforme où trouver une chambre à louer chez des habitants. Des moments de rencontre qu'il gardera en mémoire. "Je crois que ce que j’ai le plus appris de ce voyage... C'est vrai que maintenant, on a moins confiance dans les gens autour de nous, parce qu’on est plus sur Internet alors qu'au final 99 % des gens sont sympas" se réjouit-il. Il illustre ses propos : "Quand ma gourde était vide, j’allais juste sonner chez les gens et tout le monde était super sympa, tout le monde était serviable !"
Un défi sportif qui lui a permis de retrouver sa famille qu'il voit rarement. "Certains sont aux États-Unis", indique-t-il. Et surtout, qui lui a donné envie de se remettre en selle pour de prochains voyages à vélo. Mais cette fois-ci avec des proches.