À moins d'un mois de la reprise du championnat de Pro D2 qui verra Montauban se déplacer à Nevers (match le 27 août à 19 h 30), nous entamons une galerie de portraits des recrues de l'USM. Le club du président Jean...
l'essentiel À moins d'un mois de la reprise du championnat de Pro D2 qui verra Montauban se déplacer à Nevers (match le 27 août à 19 h 30), nous entamons une galerie de portraits des recrues de l'USM. Le club du président Jean-Claude Maillard a fait signer pas moins de seize joueurs. Parmi eux, Christopher Vaotoa. Après avoir joué au Stade Français, à l’UBB et à Oyonnax, le pilier est de retour à Sapiac. Le frère de Dimitri constitue un renfort de poids pour la première ligne sapiacaine.
La famille Vaotoa et Montauban, c’est une vieille histoire rugbystique des temps modernes. Il y a d’abord eu le grand frère Dimitri qui a longtemps porté les couleurs de l’équipe fanion de l’US Montauban, jusqu’à sa retraite. Il y a disputé 264 matchs de championnat, ce qui fait de lui le deuxième joueur le plus capé du XXIe siècle derrière le grand Serge Sergueev qui a joué 292 rencontres de championnat (sans compter les matchs européens au nombre de neuf).
Sur les traces du grand frère DimitriLorsque Dimitri a quitté les terrains, il est aussitôt devenu l’entraîneur des Espoirs de l’USM vous l’aviez compris. L’homme d’un seul club ou presque. Pour parler de la nouvelle recrue du club sapiacain, le pilier Christopher Vaotoa (29 ans, 1,85 m, 138 kg), il était obligé de parler de son frère car cela est très important pour les Néo-Calédoniens.
Christopher Vaotoa est arrivé enfant à Montauban pour marcher sur les traces de son grand frère. Il allait y jouer dans toutes les équipes de jeunes, jusqu’aux Espoirs. On se souvient encore d’une demi-finale en Espoirs à Villeréal face à Brive et surtout face au futur international Demba Bamba où tous ses coéquipiers de l’époque le suppliaient de sortir le grand match et il le fit. Christopher va ensuite enchaîner 83 matchs de championnat en équipe fanion montalbanaise.
Pour le stage de préparation à Loudenvielle, Christopher Vaotoa a vite trouvé ses marques avec ses copains. De retour dans son club formateur, le pilier attaque la saison avec un gros appétit.
DDM - DDM MANUEL MASSIP
83 matchs de championnat déjà disputés en "vert et noir" c’est unique et historique dans la cité d’Ingres. Cela fait qu’il pourrait devenir centenaire en cours de saison, difficilement concevable pour une recrue.
Avec Christopher Vaotoa, rien n’est impossible. S’il a disputé 83 matchs en Tarn-et-Garonne ce n’est pas parce que les grands clubs français n’avaient pas les yeux sur lui. En 2019, le Stade-Français Paris l’enrôla dans ses rangs, avant un retour sur les bords du Tescou. En 2021, c’était au tour d’un autre grand nom du Top 14, l’Union Bordeaux-Bègles, de s’intéresser à lui et de le faire signer jusqu’en 2023 avec un deuxième retour en prêt à Montauban durant la saison 2021-2022.
"J'aime la pression"Depuis 2023, il portait les couleurs d’Oyonnax. Il reste sur une saison pleine dans le Haut-Bugey. Dès le mois de mars dernier, tout le monde savait qu’il allait revenir chez lui. Son départ d’Oyonnax n’est en rien lié à un échec, mais une volonté longuement réfléchie. Le voici à cette intersaison de retour au Ramiérou et à Sapiac pour caler la mêlée sur le côté droit, le plus exigeant vous diront tous les spécialistes de la mêlée. "J’aime la pression", dit-il, surtout lorsque tous les joueurs l’encouragent à leur faire quelque chose, à tout donner. La mêlée est, vous l’avez compris, son domaine de prédilection.
Christopher qui a connu le Top 14, maîtrise parfaitement les rudesses de la Pro D2 en arrivant d’Oyonnax. Il sait que l’on attendra beaucoup de lui. En Pro D2, tenir devant est primordial, même si le rugby de la Pro D2 s’apparente de plus en plus à celui du Top 14.
On compte sur Christopher Vaotoa et ses coéquipiers pour que les avants puissent délivrer de bons ballons aux attaquants. La nouvelle recrue, qui n’en est pas tout à fait une, conclut en disant : "Les supporters sont importants. Ils sont si gentils avec nous que l’on doit le leur rendre".
Bon retour à la maison, Christopher !