Ce mardi matin, sur le pré de Cassayet, le Racing Club Narbonnais s’est adonné à son premier entraînement dirigé de l’été sur les trois prévus. Face à l’US Carcassonne, les orange et noir ont montré des premiers...
Ce mardi matin, sur le pré de Cassayet, le Racing Club Narbonnais s’est adonné à son premier entraînement dirigé de l’été sur les trois prévus. Face à l’US Carcassonne, les orange et noir ont montré des premiers signes positifs, sans être encore au complet. Certaines individualités se sont démarquées et des premiers repères collectifs ont été pris.
Un premier frisson autour du stade Cassayet, avec près des 300 personnes autour du terrain. Un peu de peur et de l’inquiétude autour de l’un des meilleurs joueurs du Racing Club Narbonnais. Ce mardi matin, dès l’entame des lancements, déjà à haute intensité, face à l’US Carcassonne, Thibault Santoro reste au sol, se touchant le genou, pendant que le kiné lui appliquait le "test du tiroir". Si l’ouvreur-arrière faisait grise mine sur le banc de touche, plus de peur que de mal, que les supporters se rassurent, ce n’était qu’une béquille sur la cuisse et toutes les précautions ont été prises avec l’un des maîtres à jouer orange et noir.
Touché rapidement à la cuise pendant les lancements, Thibault Santoro a rassuré depuis le banc de touche.
L'Indépendant - Jennifer Barcelo
Le Racing avait mis bon nombre de ses forces vives de côté pendant les phases collectives. Il y avait d’abord les titulaires en puissance : Berguet, Jooste, Buruiana, Pomponio, Lalanne, Bitz, Schoeman, Souid, Timu, Biscay, Wright, accompagné de Santoro après son pépin à la cuisse. Et puis, il y avait ceux, sur le côté qui ont pris un coup ces derniers jours ou sont blessés : Vernet (tendon d’Achille), Moreaux (mollet), Gouffan (genou), Lavasele Mabope (cuisse), Navizet (tête), Rouvelet, Axel Bévia (ischios), Clauzel (jambe), Destarac (reprise), Dyantyi (béquille). Tandis que Pole est arrivé ce mardi à Narbonne et que Alaimalo est attendu rapidement.
Comme les titulaires en puissance, Clément Bitz a suivi les phases collectives depuis les tribunes ce mardi matin.
L'Indépendant - Jennifer Barcelo
À Béziers, mardi prochain (19 h 30), pour le seul match amical de Narbonne, certains de ses éléments seront présents pour apporter du leadership, de la compétitivité et donner encore un peu plus d’enseignements avant le début du championnat. À un peu plus de trois semaines d’aller à Dax, le jeudi 27 août (19 h 30), cette première échéance face à l’USC a donné quelques indications. La première, la plus flagrante, l’un des seuls joueurs à presque se faire acclamer à sa sortie sur un entraînement dirigé, le centre Faletoi Peni. Tranchant comme ses deux percées, percutant comme son énorme percussion sur Jordan Puletua, gestionnaire sur son jeu au pied d’occupation très long et à l’aise dans à peu près tous les compartiments du jeu, il a clairement été au-dessus du lot.
Le Samoan est à l’origine de deux des six essais du Racing, un service pour un intéressant Théo Gomez et un autre pour un Clément Clavières qui a marqué des points comme un essai. D’autres nouveaux visages se sont illustrés plutôt à leur avantage, comme Simon Huchet et Chlayton Frans auteurs d’un essai chacun, Baptiste Collet et Thomas Crétu remuants et un Victor Hannoun assez propre. Quand Apisai Naqalevu, presque toujours sur le terrain, a fait du Apisai Naqalevu, sans encore être au top de sa forme. Les deux demis de mêlée Théo Bévia et Pablo Barbaste se sont bien montrés dans la rapidité d’exécution et aussi sur le jeu au pied long.
Après une percée de Faletoi Peni, la passe décisive d’Apisai Naqalevu pour l’essai d’Imanol Biscay.
L'Indépendant - Jennifer Barcelo
Lors du séparé, et ça s’est confirmé sur le collectif, les avants du Racing ont été dominateurs en mêlée fermée, comme sur les défenses de maul ou les ballons portés offensifs. A contrario, la touche a eu quelques défaillances, notamment face au contre de l’USC. "Nous avons encore du travail sur la conquête, c’est quand même positif", distillait le talonneur Jules Veyrier. La défense dans le jeu a, elle, été que très peu pris à revers, seulement deux essais encaissés, et très peu de percées concédées. Déjà de bon augure. "Cela fait du bien, nous nous connaissons de mieux en mieux et on trouve des automatismes ensemble", argumentait l’ancien Montpelliérain.
Les idées carcassonnaises se sont confrontées à la dure défense du Racing, comme ici.
L'Indépendant - Jennifer Barcelo
Du côté du staff de Jacques Delmas, la satisfaction n’était pas totale. L’exigence du haut niveau est dans toutes les têtes et ce Racing a encore une belle marge de progression : "Nous avons du boulot. On arrive à se créer des situations, mais nous ne sommes pas assez précis sur des détails. Dans les rucks offensifs par exemple pour enchaîner les temps de jeu, quand nous l’avons fait, nous étions mieux. Nous avons bricolé derrière à cause des absents. En arrivant à jouer autour de nos centres costauds, il y a de la vitesse. Il faut encore l’améliorer. C’est compliqué de tirer des conclusions. Nous allons travailler sur cette matinée et livrer une belle performance à Béziers pour donner des garanties", tire un bilan l’entraîneur des trois-quarts Gilles Bosch.
Ce derby de la féria, tout le monde l’attend.