Un jeune homme de 26 ans était jugé, ce jeudi 30 juillet, devant le tribunal correctionnel d'Agen pour avoir volé une voiture et plusieurs cartes bancaires dans deux habitations du Passage-d'Agen. Il a été condamné à...
Un jeune homme de 26 ans était jugé, ce jeudi 30 juillet, devant le tribunal correctionnel d'Agen pour avoir volé une voiture et plusieurs cartes bancaires dans deux habitations du Passage-d'Agen. Il a été condamné à une peine de prison ferme.
Tee-shirt noir traversé de bandes roses sur le dos, le prévenu s'avance à la barre d'un pas presque familier. Cette salle du tribunal correctionnel d'Agen, il la connaît bien. À 26 ans, son casier judiciaire est déjà garni de 22 mentions. Une grande majorité de faits de vol, prend soin de rappeler la présidente d'audience. Ce jeudi 30 juillet, c'est encore pour un dossier similaire que le Lot-et-Garonnais comparaît.
À lire aussi : Près d’Agen, il vole la trottinette de son collègue et se fait trahir par les images de vidéosurveillance
Quelques jours avant, le lundi 27 juillet au petit matin, les services de police sont sollicités pour un cambriolage au Passage-d'Agen, survenu dans la nuit. Sur place, le couple affirme que des cartes bancaires, d'identité et deux téléphones se sont envolés. En parallèle, une autre victime passageoise dépose une plainte au commissariat. Lui aussi assure avoir subi un cambriolage. Au réveil, l'homme remarque que sa Peugeot 308 a disparu. Tout comme sa carte bancaire.
Des paiements sans contact dans plusieurs bureaux de tabacLes enquêteurs remontent rapidement à la trace du malfaiteur. Plusieurs paiements sans contact sont effectués avec les cartes bancaires volatilisées dans divers bureaux de tabac du secteur. Après examen des caméras de vidéosurveillance des commerces et de la ville, les hommes en bleu identifient le jeune homme. Il est interpellé un peu plus tard. La Peugeot, elle, est retrouvée à Bon-Encontre dans un sale état. Plus de pare-chocs avant, rayures conséquentes...
Ce jeudi, devant les magistrats, il reconnaît avoir dérobé les biens des Passageois. Mais conteste les faits de cambriolage. "Un collègue m'a dit : 'il y a une voiture à Jasmin'. Je savais qu'elle était volée et qu'il y avait des cartes bancaires dedans. Je me suis promené avec. C'est une connerie parmi tant d'autres dans ma vie."
"J'ai la volonté, mais pas tout le temps"Le sans domicile fixe venait de sortir de détention trois mois auparavant. "Pour moi, c'est un record", glisse-t-il. De quoi agacer la présidente d'audience. "Qu'est-ce qu'il vous manque pour sortir de la délinquance ?", questionne-t-elle. "J'ai la volonté, mais pas tout le temps", rétorque le mis en cause.
De son côté, le procureur de la République semble excédé. "Qu'est-ce qu'on fait de Monsieur ? Le seul moyen, c'est de le sortir de la société pour que les gens qui vivent puissent le faire dans des conditions acceptables", lâche-t-il. Il requiert trente mois de prison ferme avec mandat de dépôt, complétés de la révocation d'un sursis probatoire de six mois.
"Il est addict à la prison"Pour la défense du prévenu, Me Philippe Bossut évoque son passé. "Ses 22 mentions, c'est notre échec à tous. Il ne faut pas seulement traiter son addiction à l'herbe. Il est addict à la prison. Ce n'est pas une solution", assure-t-il. Finalement, le tribunal s'aligne sur les réquisitions du parquet et condamne le natif d'Agen à trois ans de prison ferme avec mandat de dépôt.