Le centre de soins de la faune sauvage de Tonneins a accueilli 120 animaux évacués des incendies en Gironde et dans les Landes. En collaboration avec le centre d'Audenge, contraint de fermer, l'équipe tonneinquaise...
Le centre de soins de la faune sauvage de Tonneins a accueilli 120 animaux évacués des incendies en Gironde et dans les Landes. En collaboration avec le centre d'Audenge, contraint de fermer, l'équipe tonneinquaise s'active pour soigner goélands, hérissons et autres espèces.
Si des êtres humains ont été évacués en masse à cause des incendies des derniers jours en Gironde et dans les Landes, les animaux n’ont pas été épargnés. Le centre de soins de la faune sauvage de Tonneins a accueilli dans la nuit du 25 au 26 juillet pas moins de 120 animaux dans ses locaux.
« Tout le monde n’en a pas conscience, mais notre centre est très grand », souligne Christine Salane, sa directrice. « Nous étions en capacité de les prendre en charge. »
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Il se trouve que le centre de Tonneins travaille occasionnellement avec une autre structure de protection de cette faune, celle d’Audenge, en Gironde.
« Ils étaient très proches des zones impactées par les feux, et ils ont été obligés de fermer leurs portes », reprend Christine Salane.
Dès lors, tous les pensionnaires d’Audenge ont dû être acheminés vers leurs voisins lot-et-garonnais. Goélands, hérissons, passereaux, chouettes chevêches… Quatre vétérinaires et jeunes en service civique se sont également déplacés à Tonneins pour prêter main-forte.
Mais si ces animaux-là ont pu être sauvés, Christine Salane s’avoue inquiète pour tous ceux qui ont pu se retrouver prisonniers des flammes, dans les forêts.
« Ils ont pu mourir carbonisés, Dieu sait où… Il nous manque des centres spécialisés pour les bêtes brûlées en France, comme on a pu en voir en Australie il y a quelques années. »
Pour l’heure, l’équipe tonneinquaise et ses renforts girondins vont s’activer à remettre tout ce petit monde sur pied.
« La canicule a été catastrophique, on pouvait avoir une soixantaine d’animaux par jour », déplore Christine Salane. « Par exemple, on a eu énormément de martinets tombés des toits, étourdis par la chaleur. »
Les soigneurs tonneinquais assurent qu’ils garderont leurs nouveaux arrivants aussi longtemps que nécessaire. Ils précisent toutefois que leur organisation risque d’être chamboulée pendant quelques jours. Dans l’élan de solidarité constaté depuis ce week-end, des personnes se sont déjà proposées pour fournir du matériel.
« On aurait surtout besoin de graines », développe Christine Salane. « On en trouve dans les animaleries. »
Des graines pour les oiseaux, mais aussi une denrée peut-être plus surprenante.
« Les hérissons raffolent des croquettes pour chats ! » sourit la directrice du centre de Tonneins. « Ainsi que de la pâtée. Ensuite, en termes de bras, si des jeunes veulent se présenter au centre pour nous aider, on accepte toujours. Sauver la faune sauvage, c’est très, très important. »