Depuis plusieurs jours, la pression augmente autour du patron de la FIFA suite à sa proposition de créer une société commerciale ouverte à des investisseurs privés, chargée de gérer les activités les plus lucratives de la fédération. ...
Mais ce projet n'a pas été accueilli de manière positive par le monde du football et Gianni Infantino a rapidement dû abandonner son idée.
Depuis, des interrogations concernant ses motivations émergent. "Pourquoi Infantino a-t-il lancé un plan comme ça, moins de deux semaines après la Coupe du monde ? Il n'avait aucune raison de se précipiter dans une telle aventure. Maintenant, ses opposants ont les cartes en main pour le faire tomber", questionne Guido Tognoni, un ancien cadre de la FIFA.
Pour beaucoup, les seules motivations de Gianni Infantino résideraient dans l'argent. En effet, une reconversion à la tête de la société commerciale FFE après son dernier mandat, lui aurait apporté un salaire annuel de plus de 30 millions d'euros, auquel s'ajouteraient des primes, selon le Times.
Celui que ses collaborateurs surnomment le "Rastignac du Valais" voue une véritable obsession à l'argent, qu'il voit comme une véritable revanche sociale, comme l'explique le Monde.
À la tête de la FIFA, Gianni Infantino a bénéficié d'un salaire d'environ 6 millions de dollars pour l'année 2024. Selon les déclarations fiscales de la FIFA, 2,95 millions constituaient son salaire de base cette année-là: 1,87 million de bonus, 1,15 million mentionné en" autres rémunérations à déclarer" et 155 000 dollars en "retraite et autres rémunérations différées".
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa : "Il est devenu clair que le projet a créé des divisions"En août 2016, la sous-commission des rémunérations de la FIFA avait pourtant fixé le montant des revenus du patron de la fédération à 1,5 million de francs suisses (soit 1,6 million d'euros NdlR) annuels. Il n'était alors pas question de bonus.
La FIFA s'était pourtant montrée très critique vis-à-vis des "primes et salaires excessifs" du prédécesseur d'Infantino, Sepp Blatter, dont le salaire avait atteint les 3,6 millions de dollars (soit 3,3 millions d'euros, NdlR) pour l'année 2015, et de son ancien secrétaire général Jérôme Valcke.
En mai 2016, quelques mois après son élection, Gianni Infantino aurait ainsi refusé une première proposition salariale, qu'il jugeait "insuffisante". "Dès son élection, il a jugé que son salaire n'était pas assez élevé", déclare Guido Tognoni.
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