Ne pas fumer, avoir une tension normale et ne pas souffrir de diabète pourraient permettre de vivre plus de 13 ans supplémentaires sans démence, selon une étude publiée dans Neurology Open Access. Explications.
Par Destination Santé
Le 15 août 2026 à 12h00
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Ne pas fumer, avoir une tension normale et ne pas souffrir de diabète pourraient permettre de vivre plus de 13 ans supplémentaires sans démence, selon une étude publiée dans Neurology Open Access. Explications.
Une mauvaise santé cardiovasculaire est un facteur de risque majeur de démence. Mais concrètement, qu’est-ce que cela veut dire ? Ne pas souffrir d’hypertension, de diabète et ne pas fumer sont associés, en moyenne, à environ 13 années supplémentaires vécues sans démence. C’est ce que révèle une étude publiée le 5 août dans la revue Neurology Open Access. « Nos conclusions suggèrent qu’il est nécessaire d’agir activement pour éviter ces facteurs à l’âge mûr, afin de préserver la santé cérébrale pour plus d’une décennie, a déclaré le chercheur principal de l’étude, le Dr Josef Coresh (MD, PhD), directeur fondateur de l’Optimal Aging Institute de NYU Langone. Il est crucial de découvrir de nouveaux moyens de retarder la démence, alors que 42 % des Américains risquent de développer cette maladie à tout moment après l’âge de 55 ans. »
Une attention à porter à sa santé cardiovasculaire dès 48 ansPour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont analysé les données de l’étude ARIC (Atherosclerosis Risk in Communities), lancée en 1986. Cette étude a suivi des participants sur plusieurs décennies jusqu’à un âge avancé, en mesurant les facteurs de risque vasculaires à l’âge mûr ainsi que la survenue de démences. Pour le présent travail, 12 409 personnes ne présentant aucune démence, âgées de 56 ans en moyenne, ont été évaluées sur trois facteurs de risque : le tabagisme, le diabète et l’hypertension artérielle. Elles ont ensuite été suivies sur 26 ans en moyenne. « Les personnes ne présentant aucun facteur de risque ont vécu sans démence près de 13 ans de plus que celles cumulant les trois facteurs de risque (30 ans au total après le début de l’étude, contre 17 ans) », écrit la NYU Langone Health/NYU Grossman School of Medicine dans un communiqué.
Les chercheurs ont aussi montré que les résultats différaient selon plusieurs critères. Les femmes cumulant ces trois facteurs de risque ont ainsi vécu en moyenne 18,1 ans après le début du suivi sans développer de démence, contre 16,6 ans pour les hommes. Les participants blancs ont vécu en moyenne 19,6 ans sans développer de démence, contre 16 ans pour les participants noirs. Toutefois, ces écarts pourraient également être liés à des facteurs socio-économiques que les auteurs de l’étude ne semblent pas avoir pris en compte.
Notons que l’étude ne permet pas d’établir un lien de causalité entre ces trois facteurs de risque et la démence mais montre seulement une association entre eux. En outre la mesure des facteurs n’a été réalisée qu’une seule fois, il ne s’agit donc pas d’une évolution au fil du temps.
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Avec cette étude, les chercheurs espèrent toutefois encourager les patients à préserver leur santé cardiovasculaire en même temps que leur santé cognitive. « Nous souhaitons que ces résultats encouragent les gens à arrêter de fumer et à surveiller de près leur santé vasculaire dès l’âge de 48 ans », a ainsi déclaré le Dr. Joseph Coresh.