La 48ème session du Comité du patrimoine mondial, qui se tient actuellement à Busan, en République de Corée, marque une étape historique pour les Petits États insulaires en développement (PEID).
Le mardi 21 juillet, le Comité a adopté la Stratégie du patrimoine mondial pour les PEID 2026-2034, en présence de plus de 20 États parties aux Conventions du patrimoine mondial issus de PEID dans la salle plénière. ...
La 48ème session du Comité du patrimoine mondial, qui se tient actuellement à Busan, en République de Corée, marque une étape historique pour les Petits États insulaires en développement (PEID).
Le mardi 21 juillet, le Comité a adopté la Stratégie du patrimoine mondial pour les PEID 2026-2034, en présence de plus de 20 États parties aux Conventions du patrimoine mondial issus de PEID dans la salle plénière. Véritable feuille de route dotée d’un budget de 13 millions de dollars des États-Unis, cette stratégie vise à garantir la pleine participation des PEID au système du patrimoine mondial et à répondre aux nombreux défis qui affectent leur patrimoine culturel et naturel, notamment les effets du changement climatique, la fréquence croissante des catastrophes naturelles ainsi que les contraintes en matière de capacités financières.
Élaborée par l'UNESCO à l'issue d'un vaste processus de consultation associant les 39 États parties des PEID, des experts internationaux, les Organisations consultatives et de nombreux partenaires, cette stratégie s'articule autour de quatre priorités : renforcer la résilience environnementale et climatique, préserver et développer les capacités humaines, techniques et financières, améliorer la gouvernance et la gestion du patrimoine, et favoriser l'engagement des communautés locales.
« Avec cette stratégie, l’UNESCO et les États parties réaffirment leur engagement à faire en sorte qu’aucun pays ne soit laissé de côté face aux défis qui menacent leurs sites du patrimoine mondial et que chacun puisse pleinement tirer parti des opportunités offertes par la Convention du patrimoine mondial. Elle rappelle qu’au-delà des frontières et des réalités géographiques, la Convention du patrimoine mondial repose sur une ambition commune : préserver l’héritage culturel et naturel de l’humanité afin de le transmettre aux générations futures. »
En plaçant les communautés, les jeunes et les femmes au cœur de son action, la stratégie ambitionne de faire d’ici à 2034 du patrimoine un levier de développement durable, de résilience et d’inclusion. Elle entend notamment renforcer l’intégration du patrimoine dans les politiques d’adaptation au changement climatique, consolider les capacités nationales de gestion et de conservation, et soutenir une participation accrue des communautés à la protection et à la transmission de leur patrimoine.