Mise en cause par de nombreux États américains, l'entreprise Meta est dans l'œil du cyclone. Alors que son procès s'ouvre en Californie, certains estiment que le groupe de Mark Zuckerberg a volontairement rendu accro toute une génération.
Publié le 19/08/2026 10:02
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Article rédigé par franceinfo - I. Rachati - Édité par l'agence 6Medias
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Mise en cause par de nombreux États américains, l'entreprise Meta est dans l'œil du cyclone. Alors que son procès s'ouvre en Californie, certains estiment que le groupe de Mark Zuckerberg a volontairement rendu accro toute une génération.
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Mardi 18 juin, devant le tribunal fédéral d'Oakland (États-Unis) figurent les noms et les âges de nombreux enfants morts à cause des réseaux sociaux. Les parents endeuillés ne cachent pas leur colère tandis qu'un procès inédit se tient à l'intérieur : l'entreprise Meta est accusée d'avoir créé Facebook et Instagram afin de rendre addicts les adolescents.
"Il avait presque 16 ans lorsqu'il s'est donné la mort après avoir passé cinq heures avec un criminel adulte se faisant passer pour une belle jeune femme. On parle de suicide spontané. Moi, j'appelle ça par son nom : la conséquence prévisible d'un système qui protège les entreprises plutôt que les enfants", s'exclame Mary Rodee, une mère endeuillée.
La firme de Mark Zuckerberg est mise en cause par une trentaine d'États américains. "Nous allons vous exposer l'affaire par des documents et des témoins, en vous montrant comment Meta a appâté les adolescents, les a retenus, récolté leurs données et caché la vérité", a déclaré Megan O'Neill, procureure générale adjointe de Californie, devant les jurés, mardi.
200 milliards de dollars de pénalités sont réclamés à Meta, ainsi qu'une refonte totale de ses applications. "Ces plateformes n'ont rien de social en soi. Instagram n'est pas un réseau social. C'est une usine à engagement qui favorise les prédateurs", juge Lennon Torres, membre de l'association de défense de la sécurité des enfants HEAT Initiative. Meta nie toutes les accusations, sauf celles sur les données des enfants. Le groupe admet avoir ignoré le consentement des parents, mais soutient que cette exigence ne s'applique pas à lui. Les moins de 13 ans sont interdits. Le verdict du procès est attendu en octobre prochain.
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