Dans un dossier lié à des tirs à Nîmes en juin 2025, deux hommes ont demandé à la cour d’appel de les remettre en liberté mercredi 12 août. L’avocat général a requis leur maintien en détention. Ils sont incarcérés...
Dans un dossier lié à des tirs à Nîmes en juin 2025, deux hommes ont demandé à la cour d’appel de les remettre en liberté mercredi 12 août. L’avocat général a requis leur maintien en détention. Ils sont incarcérés depuis juillet 2025.
Deux hommes impliqués dans une fusillade le 27 juin 2025 à Nîmes ont demandé à la cour d’appel de les remettre en liberté ce mercredi 12 août. L’un d’eux est en prison depuis le 20 juillet 2025. Il avait été arrêté par la police judiciaire qui avait accumulé des charges permettant de le relier à la séquence de tirs où plusieurs personnes avaient été blessées place Avogadro à Valdegour.
Ce mercredi, cet homme de 30 ans natif de Nîmes (défendu par Me Montfort), a réclamé sa libération à la chambre de l’instruction alors qu’il est mis en examen pour son implication dans une tentative de meurtre, association de malfaiteurs et détention de matériel de guerre. À l’audience, il a été évoqué par ailleurs que des bandits avaient mis sa tête à prix sur les réseaux sociaux et qu’un contrat le visait pour la somme de 150 000 euros. La nature de l’affaire et l’évolution de l’enquête a conduit l’avocat général à demander le maintien en détention du suspect. Me Doha Fekak, l’avocate d’une personne blessée (qui est partie civile dans le dossier) a demandé que le suspect reste en prison pour éviter les pressions sur les victimes et a aussi évoqué le trouble à l’ordre public.
Des armes automatiques ont été utilisées dans la fusillade.
ARCHIVES H.R.
Même audience, même affaire de la fusillade, un autre jeune suspect désigné comme "lié au réseau de stupéfiants de Pissevin" a aussi été arrêté pour avoir trempé dans la fusillade de Valdegour. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs, recel de vol en bande organisée, tentative de meurtre en bande organisée, usurpation de plaque d’immatriculation. Il avait été incarcéré le 31 juillet 2025 après les arrestations menées par la DCOS (division de la criminalité organisée et spécialisée, ex-police judiciaire). Il était défendu par le bâtonnier Me Patrick Gontard qui a également soutenu la demande de remise en liberté. Le parquet général a demandé le maintien en détention. Dans les deux affaires, la chambre de l’instruction avait mis ses décisions en délibéré. Finalement, les deux suspects ont été maintenus en détention provisoire par la cour d’appel.
Des armes automatiques ont été utilisées dans la fusillade.
DR