Dans cette adaptation de Samir Toumi, la disparition progressive d’un « fils de » devient la métaphore d’une Algérie travaillée par ses héritages. Ce soir à 22h35 sur Ciné+ Festival et disponible à la demande sur myCANAL.
Sammy Lechea dans « l’Effacement » de Karim Moussaoui LES FILMS PELLÉAS
Réda est un « fils de ». Un jeune adulte sans réelle envergure qui ne doit sa carrière qu’à son père et aux liaisons parfois troubles que celui-ci a nouées avec les pouvoirs en place. A sa mort, Réda voit son quotidien menacé. Et son instabilité naturelle décuplée lorsqu’il découvre que dans les miroirs son reflet s’estompe peu à peu.
Adapté du roman de l’écrivain Samir Toumi, « l’Effacement » est une parabole politique et sociétale sur l’Algérie contemporaine. L’abstraction avec laquelle le metteur en scène aborde son personnage principal, laissant volontairement hors champ sa psychologie enfouie pour en faire une victime purement métaphorique, empêche parfois le spectateur de se frayer une porte d’entrée dans le récit.
Mais la mise en scène comble cette limite, en nous plongeant dans un monde où le visible et l’invisible, le champ et le hors champ, tissent des liens instables et tourmentés.
◗ Mercredi 23 septembre à 22h35 sur Ciné+ Festuval. Drame franco-tunisien de Karim Moussaoui (2025). Avec Sammy Lechea, Zar Amir Ebrahimi. 1h33. (Disponible à la demande sur myCANAL).
Par Xavier Leherpeur