Au cinquième jour du procès pour corruption de l’ancienne ministre, les représentants du constructeur automobile ont rappelé la stratégie de la terreur de l’élue parisienne et appelé à sa condamnation. Après avoir démoli consciencieusement toute sa stratégie de défense.
Rachida Dati quitte le tribunal correctionnel de Paris, le 16 septembre 2026, au premier jour de son procès pour « corruption » et « trafic d’influence ». QUENTIN DE GROEVE/HANS LUCAS VIA AFP
Pour aller plus loin
Voilà près d’une heure et demie que Rachida Dati l’entend à son corps défendant, immobile sur son strapontin, dos ostensiblement tourné pour ne surtout pas avoir à croiser son regard. Ce jeudi 24 septembre dans la soirée, Me Kami Haeri est en train d’en finir avec sa plaidoirie et l’avocat de Renault revient sur les menaces répétées que la prévenue a exercées durant des années sur la direction actuelle du constructeur automobile, jusqu’à traîner son président Jean-Dominique Senard devant les tribunaux pour « omission de témoigner en faveur d’un innocent » : « Vous vouliez qu’on ait peur, vous vouliez déstabiliser la partie civile, vous vouliez que l’on redoute la confrontation pénale », développe Me Haeri, en présentant Rachida Dati comme « une exceptionnelle tacticienne qui a l’art de l’attaque ».
Cette fois, c’en est trop pour l’ex-ministre, qui se retourne, défie du regard l’avocat, et, incapable de rester silencieuse plus longtemps, lui balance quelques mots choisis (et inaudibles dans la salle). La présidente Claire Saas intervient pour demander à Dati de se taire. Reviennent alors en têt…
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