La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et l'Agence de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes ont débloqué début septembre de nouvelles aides financières pour favoriser l'implantation et le maintien des infirmiers libéraux dans les zones frontalières avec la Suisse, notamment en Haute-Savoie et dans l'Ain.
(Photo d'illustration) - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP
La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et l'Agence de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes ont débloqué début septembre de nouvelles aides financières pour favoriser l'implantation et le maintien des infirmiers libéraux dans les zones frontalières avec la Suisse, notamment en Haute-Savoie et dans l'Ain.
Des aides financières d'ampleur pour faire face à la fuite des soignants vers la Suisse (et ses salaires). Au début du mois de septembre, la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et l'Agence de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes ont annoncé de nouvelles mesures pour favoriser l'implantation des infirmiers libéraux en Haute-Savoie et dans l'Ain.
Une aide de 45.000 euros est par exemple proposée aux premières installations dans quatre secteurs définis: les environs de Saint-Julien-en-Genevois, Annemasse et La Roche-sur-Foron pour la Haute-Savoie, et Gex pour l’Ain.
Pointant les deux départements "directement concernés par la proximité avec la Suisse", où la rémunération est plus avantageuse, l'ARS justifie ces révisions dans un communiqué publié le 9 septembre: "la situation en matière de densité d’infirmiers libéraux est particulièrement difficile, alors même que les besoins de soins de la population sont importants".
Aides au maintien et à l'installationEn plus de l'aide à la première installation, des contrats incitatifs sont aussi proposés pour le maintien ou la simple installation. Concernant les infirmiers déjà installés, ceux qui se maintiennent dans les zones en tension pourront bénéficier d'un coup de pouce de 3.600 euros par an.
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Ces mesures, entrées en vigueur à compter du 1er septembre, portent un objectif double selon l'ARS: "faciliter l’arrivée de nouveaux professionnels et encourager les infirmiers déjà installés à poursuivre leur activité dans ces territoires".
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La réforme apparaît en effet comme un impératif dans les territoires concernés: "Il y a eu une augmentation de l'attractivité de la Suisse. Les personnels paramédicaux qui travaillent en Suisse ont augmenté de 60% en dix ans. On avait donc besoin d'une solution pour inciter les infirmiers à travailler côté français", développe pour France 3 Auvergne-Rhône-Alpes Romain Henry, directeur adjoint de la CPAM de Haute-Savoie.
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