Le Cagire est notre repère, dans le Saint-Gaudinois. Pour savoir où est notre Sud, demandez le Cagire.Ce sommet qui domine les trois villages d’Arguenos, Juzet-d’Izaut et Sengouagnet, est visible de presque toute la...
Publié le 17/09/2026 à 05:16 , mis à jour à 06:04
Le Cagire est notre repère, dans le Saint-Gaudinois. Pour savoir où est notre Sud, demandez le Cagire.
Ce sommet qui domine les trois villages d’Arguenos, Juzet-d’Izaut et Sengouagnet, est visible de presque toute la vallée commingeoise. Avec ses 1 912 mètres d’altitude il n’a rien des hauts sommets à plus de 3 000 mètres, et pourtant il est un monument. Certes pas pour les vrais alpinistes ou pyrénéistes, mais pour le commun des mortels ou les simples marcheurs du dimanche comme moi, il reste une sacrée montagne à grimper. Être monté au Cagire reste une fierté pour les Saint-Gaudinois, c’est un peu plus tout de même qu’une simple promenade du dimanche.
Car oui, il ne faut pas prendre à la légère cette ascension, surtout dans les mois d’hiver ou de début de printemps. Des gens y trouvent la mort régulièrement car ses pentes sont, à certains endroits, assez raides. Alors préparez-vous bien si vous voulez profiter de cette aventure.
Pour ma part, j’y suis monté il y a fort longtemps avec mes amis Jean-Louis et Laurent, ce dernier étant guide de montagne, en partant du col de Menté pour grimper au Pic de l’Escalette puis à celui de Pique-Poque avant d’arriver au Cagire. Une randonnée magique que nous avons compliquée en rejoignant le pic du Gar alors qu’un brouillard intense se levait. Je ne suis pas sûr de pouvoir — vouloir ? — retenter l’aventure aujourd’hui. J’ai pourtant encore le souvenir de la vue impressionnante à partir du Cagire, sur toute la vallée, le piémont pour sûr mais aussi, vers le sud, sur tous les grands sommets comme le Mont Valier, l’Aneto, le Néouvielle ou l’Arbizon. Inoubliable.
Mais aujourd’hui, alors que ma sensibilité au vertige ne fait qu’augmenter avec l’âge, je me contente de l’approcher ou de l’admirer de loin. Ma rando sur Aspet, il y a quelques semaines, m’a permis de faire un portrait assez représentatif de ce géant : une allure presque classique de montagne enneigée, avec en même temps une forte personnalité.
Et sans aller jusqu’à lui je suis toujours heureux de le voir, quel que soit l’endroit où je me trouve, même de chez moi !