Au conseil municipal de Foix, en Ariège, les élus ont voté à l'unanimité, samedi 19 septembre, pour une mise à disposition d'un local à la maison de santé pluridisciplinaire. Il devrait accueillir un docteur junior...
l'essentiel Au conseil municipal de Foix, en Ariège, les élus ont voté à l'unanimité, samedi 19 septembre, pour une mise à disposition d'un local à la maison de santé pluridisciplinaire. Il devrait accueillir un docteur junior dès le 1er novembre. Avec de nombreuses candidatures, le poste est déjà pourvu. Une délivrance pour certains habitants en recherche de médecins. La Dépêche du Midi vous explique.
L'accès aux soins est devenu une préoccupation majeure pour les communes. Les déserts médicaux se font de plus en plus vastes et, en Ariège, certaines spécialisations, comme la dermatologie, ne sont plus représentées. Alors, les collectivités travaillent pour attirer de nouveaux professionnels.
À Foix, la municipalité a voté à l'unanimité, samedi 19 septembre, lors de son conseil municipal, une convention de mise à disposition d'un local, situé 2 ter avenue du Cardié, au bénéfice de la Maison de santé pluridisciplinaire du pays de Foix.
Cet espace de 24 m² a vocation à devenir un terrain de stage agréé pour l'accueil d'internes et de docteurs juniors en médecine générale, afin d'améliorer l'offre de soins de premiers recours sur le territoire communal.
"Nous sommes sur le dossier depuis le mois de mars et ce n'est pas simple, car nous ne sommes pas la seule commune à vouloir des médecins", affirme Jérôme Matéos, maire, lors du conseil municipal.
Stabiliser les effectifs médicauxAvec cette convention signée, l'accueil d'un nouveau praticien devrait débuter à compter du 1er novembre prochain, pour une durée de six mois, renouvelable une fois, en corrélation avec la durée du doctorat junior, un nouveau dispositif mis en place par les instances régionales et universitaires.
"L'objectif premier est de stabiliser les effectifs médicaux en incitant les jeunes à venir s'installer à Foix", explique Véronique Lavayssière, adjointe à la santé, au pôle social et à la solidarité.
Et la démarche semble porter ses fruits, la place ayant déjà trouvé preneur. "Nous avons plusieurs demandes de jeunes, au moins six si je me souviens bien, intéressés pour venir travailler dans notre ville", détaille l'édile. "C'est de bon augure pour les années à venir."
"Partout, c'est la même chose, ils sont overbookés"Pour Martine, cette nouvelle tombe à point nommé, car son compagnon est au cœur d'une recherche de médecin qui, jusqu'ici, s'avère infructueuse. "C'est un grand soulagement. Il a appelé dans toutes les communes des environs. À Pamiers, Saint-Paul-de-Jarrat, Mercus-Garrabet... Partout, c'est la même chose, ils sont overbookés", assure-t-elle.
Un avis partagé par Aurora. Même si cette Fuxéenne a un médecin traitant, l'arrivée d'un nouveau praticien la rassure. "Si je suis tranquille pour l'instant, rien ne dit que je n'aurai pas besoin d'en consulter un autre plus tard."
Pour d'autres, la priorité n'était peut-être pas aux généralistes, mais bien à une autre spécialité absente de l'Ariège. "Nous sommes en pénurie de généralistes, oui, mais un dermatologue, cela aurait été bien", ajoute Maude.
Un refus pour le centre de santé communautairePour autant, cette nouvelle a soulevé des questions chez certains conseillers municipaux concernant l'Asca, association de santé communautaire ariégeoise, qui souhaiterait monter un centre de santé communautaire. "Nous l'avons reçue pendant deux heures et nous avions refusé leur demande, mais nous n'avons pas dit non par dogmatisme", assure Jérôme Matéos.
La municipalité affirme avoir fait le choix de favoriser et de consolider les médecins généralistes existants avant de créer d'autres structures médicales. "Nous avons décliné ce projet communautaire car nous élaborons un programme de santé commun pour le territoire", affirme l'adjointe à la santé.
"Nous n'avons, par contre, pas refusé la venue des médecins de ce projet et nous renouvelons la proposition si elles veulent s'intégrer auprès des structures déjà existantes", poursuit-elle.
La maison pluridisciplinaire devrait donc accueillir le docteur junior au 1er novembre prochain, si toutes les formalités sont bouclées et le permettent.