Remis sous les projecteurs grâce à « Her Private Hell » de Nicolas Winding Refn, le compositeur des musiques de « Carrie », « Pulsions » et autres classiques du thriller, toujours actif à 84 ans, revient pour « le Nouvel Obs » sur trois œuvres mythiques.
Le compositeur Pino Donaggio, à Venise, dans les années 1960. GRAZIANO ARICI/BRIDGEMAN IMAGES
Pour aller plus loin
Il n’y a guère que pour sa musique que le nouveau film du réalisateur de « Drive », Nicolas Winding Refn, « Her Private Hell », a un intérêt. Son auteur ? Pino Donaggio, l’accompagnateur des cauchemars les plus moites et des visions érotiques les plus flippantes du cinéma des années 1970-80. Les meilleurs films de Brian De Palma, de « Blow Out » à « Body Double », lui doivent leur romantisme suave et leur lyrisme angoissant. Des mélopées entêtantes flirtant parfois avec le kitsch que l’art de ce violoniste, formé aux conservatoires de Venise et de Milan, élève vers des sphères volontiers oniriques.
A l’instar de son confrère et compatriote Ennio Morricone, Donaggio est passé du classique à la variété, rencontrant même un certain succès comme chanteur dans les années 1960, avant de s’épanouir dans la musique de films, sans hiérarchie de genres. A son crédit, plus de deux cents partitions. Nous …
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