L'hiver a mauvaise presse chez les randonneurs, et c'est bien dommage. Une fois les feuilles tombées, les points de vue se dégagent et la brume donne aux étangs des allures de tableau. Voici six destinations à explorer aux abords de Paris, à condition de troquer ses souliers de ville contre des chaussures de marche.
La forêt de Carnelle
Qui soupçonnerait qu'un lac aux reflets bleutés se cache à une trentaine de kilomètres de Paris ? Perchée sur une butte du Val-d'Oise, la forêt de Carnelle abrite le Lac bleu, né d'une ancienne carrière de marne remplie par des sources.
Les sentiers de cette forêt de près de mille hectares mènent aussi à la Pierre Turquaise, un couloir funéraire de dalles de pierre élevé il y a plus de 4 000 ans. Sur un pilier de l'entrée, on devine encore une silhouette gravée, surnommée la Déesse des Morts.
Ligne H du Transilien depuis la gare du Nord, arrêt Presles-Courcelles.
À Carnelle, l’ancienne carrière a laissé place au Lac bleu — © Wikimedia Commons / AeliaFlora
Le Vexin
Aux portes de la Normandie, le paysage change sans prévenir. Le parc naturel régional du Vexin français étire ses plateaux jusqu'à la Seine, où il s'arrête net sur des falaises de craie. Le GR2 en suit le sommet depuis Vétheuil, où Monet a vécu, avec une vue plongeante sur les méandres du fleuve.
Le sentier s'achève à La Roche-Guyon, seule commune francilienne labellisée Plus Beaux Villages de France. Tout s'y appuie sur la falaise, du château aux boves, ces anciennes habitations creusées dans la craie qui accueillent aujourd'hui des ateliers d'artistes et des boutiques.
Environ une heure de voiture depuis Paris.
https://www.youtube.com/watch?v=R7rI-3CAEDQ
À une heure de Paris, le dépaysement commence déjà.
Les étangs de Hollande
Versailles avait soif, et c'est en forêt de Rambouillet qu'on est allé chercher de l'eau. Dans ce massif des Yvelines, les étangs de Hollande forment un chapelet de plans d'eau aménagés par Vauban pour alimenter les fontaines du château de Louis XIV.
L'été, leur base de loisirs attire baigneurs et amateurs de pédalo. L'hiver, les rives se vident au profit des oiseaux d'eau, qui font la réputation de ce site protégé en réserve naturelle. Une boucle facile d'une dizaine de kilomètres fait le tour des étangs sous les chênes et les pins.
Environ une heure de voiture depuis Paris, départ aux Bréviaires.
Quand les baigneurs disparaissent, les oiseaux des Étangs de Hollande reprennent leurs aises — © Shutterstock / Julien Lafarge
Les Vaux de Cernay
On se croirait en montagne, à trois quarts d'heure de Paris. Au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse, dans les Yvelines, le ru des Vaux dévale une vallée étroite au milieu d'énormes blocs de grès, avec des airs de torrent, jusqu'à la cascade du Petit Moulin.
À la fin du XIXe siècle, des peintres paysagistes lassés de Barbizon, devenu trop couru, s'y installèrent. Leur histoire se découvre au Petit Moulin lui-même, devenu musée depuis.
Environ 45 minutes de voiture depuis Paris.
Un torrent miniature dévale les Vaux de Cernay — © Shutterstock / ymidio
Les étangs de Commelles
Un château de conte se mire dans l'eau, à une quarantaine de kilomètres de Paris. À la lisière sud de la forêt de Chantilly, dans l'Oise, les étangs de Commelles reflètent le château de la Reine Blanche, pavillon néogothique aux tourelles crénelées, plus mystérieux encore quand la brume flotte au ras de l'eau.
Le château est privé, mais le chemin qui longe les étangs est libre toute l'année. On en fait le tour en une à deux heures, avant de se réchauffer à L'Étang d'Art, crêperie bretonne installée face au château.
RER D jusqu'à Orry-la-Ville–Coye, puis vingt minutes à pied.
La Reine Blanche et son reflet dans les étangs de Commelles — © Shutterstock / BreizhAtao
Le massif des Trois Pignons
Un petit désert s'est glissé en lisière de la forêt de Fontainebleau. Dans le massif des Trois Pignons, des rochers de grès surgissent des landes de bruyère, et les sentiers mènent aux sables du Cul du Chien, une étendue de sable clair bordée de pins qui donne au lieu des airs de bout du monde.
Les plus sportifs s'attaquent au circuit des 25 Bosses, l'une des randonnées les plus exigeantes d'Île-de-France et un bon entraînement avant la montagne.
Environ une heure de voiture depuis Paris, stationnement à Noisy-sur-École.
Le grès de Fontainebleau ne laisse jamais longtemps marcher à plat — © Unsplash / Mathurin Napoly
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À Paris, le béton finit par peser, surtout quand les journées raccourcissent et que le ciel vire au gris. L’envie de grand air bute alors sur une idée reçue, celle qu’il faudrait partir loin pour y échapper. La vraie nature commence pourtant à moins d’une heure de la capitale.
L’hiver a mauvaise presse chez les randonneurs, et c’est bien dommage. Une fois les feuilles tombées, les points de vue se dégagent et la brume donne aux étangs des allures de tableau. Voici six destinations à explorer aux abords de Paris, à condition de troquer ses souliers de ville contre des chaussures de marche.
La forêt de CarnelleQui soupçonnerait qu’un lac aux reflets bleutés se cache à une trentaine de kilomètres de Paris ? Perchée sur une butte du Val-d’Oise, la forêt de Carnelle abrite le Lac bleu, né d’une ancienne carrière de marne remplie par des sources.
Les sentiers de cette forêt de près de mille hectares mènent aussi à la Pierre Turquaise, un couloir funéraire de dalles de pierre élevé il y a plus de 4 000 ans. Sur un pilier de l’entrée, on devine encore une silhouette gravée, surnommée la Déesse des Morts.
Ligne H du Transilien depuis la gare du Nord, arrêt Presles-Courcelles.
À Carnelle, l’ancienne carrière a laissé place au Lac bleu — © Wikimedia Commons / AeliaFloraLe VexinAux portes de la Normandie, le paysage change sans prévenir. Le parc naturel régional du Vexin français étire ses plateaux jusqu’à la Seine, où il s’arrête net sur des falaises de craie. Le GR2 en suit le sommet depuis Vétheuil, où Monet a vécu, avec une vue plongeante sur les méandres du fleuve.
Le sentier s’achève à La Roche-Guyon, seule commune francilienne labellisée Plus Beaux Villages de France. Tout s’y appuie sur la falaise, du château aux boves, ces anciennes habitations creusées dans la craie qui accueillent aujourd’hui des ateliers d’artistes et des boutiques.
Environ une heure de voiture depuis Paris.
À une heure de Paris, le dépaysement commence déjà.Les étangs de HollandeVersailles avait soif, et c’est en forêt de Rambouillet qu’on est allé chercher de l’eau. Dans ce massif des Yvelines, les étangs de Hollande forment un chapelet de plans d’eau aménagés par Vauban pour alimenter les fontaines du château de Louis XIV.
L’été, leur base de loisirs attire baigneurs et amateurs de pédalo. L’hiver, les rives se vident au profit des oiseaux d’eau, qui font la réputation de ce site protégé en réserve naturelle. Une boucle facile d’une dizaine de kilomètres fait le tour des étangs sous les chênes et les pins.
Environ une heure de voiture depuis Paris, départ aux Bréviaires.
Quand les baigneurs disparaissent, les oiseaux des Étangs de Hollande reprennent leurs aises — © Shutterstock / Julien LafargeLes Vaux de CernayOn se croirait en montagne, à trois quarts d’heure de Paris. Au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse, dans les Yvelines, le ru des Vaux dévale une vallée étroite au milieu d’énormes blocs de grès, avec des airs de torrent, jusqu’à la cascade du Petit Moulin.
À la fin du XIXe siècle, des peintres paysagistes lassés de Barbizon, devenu trop couru, s’y installèrent. Leur histoire se découvre au Petit Moulin lui-même, devenu musée depuis.
Environ 45 minutes de voiture depuis Paris.
Un torrent miniature dévale les Vaux de Cernay — © Shutterstock / ymidioLes étangs de CommellesUn château de conte se mire dans l’eau, à une quarantaine de kilomètres de Paris. À la lisière sud de la forêt de Chantilly, dans l’Oise, les étangs de Commelles reflètent le château de la Reine Blanche, pavillon néogothique aux tourelles crénelées, plus mystérieux encore quand la brume flotte au ras de l’eau.
Le château est privé, mais le chemin qui longe les étangs est libre toute l’année. On en fait le tour en une à deux heures, avant de se réchauffer à L’Étang d’Art, crêperie bretonne installée face au château.
RER D jusqu’à Orry-la-Ville–Coye, puis vingt minutes à pied.
La Reine Blanche et son reflet dans les étangs de Commelles — © Shutterstock / BreizhAtaoLe massif des Trois PignonsUn petit désert s’est glissé en lisière de la forêt de Fontainebleau. Dans le massif des Trois Pignons, des rochers de grès surgissent des landes de bruyère, et les sentiers mènent aux sables du Cul du Chien, une étendue de sable clair bordée de pins qui donne au lieu des airs de bout du monde.
Les plus sportifs s’attaquent au circuit des 25 Bosses, l’une des randonnées les plus exigeantes d’Île-de-France et un bon entraînement avant la montagne.
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Le grès de Fontainebleau ne laisse jamais longtemps marcher à plat — © Unsplash / Mathurin NapolyVous rêvez d’escapades non loin de Paris ? Ces articles devraient vous intéresser :
L’article cite six destinations : la forêt de Carnelle, le Vexin, les étangs de Hollande, les Vaux de Cernay, les étangs de Commelles et le massif des Trois Pignons.
Le Lac bleu se trouve dans la forêt de Carnelle, sur une butte du Val-d’Oise, à une trentaine de kilomètres de Paris.
Le Vexin français est décrit avec ses plateaux, ses falaises de craie et le GR2 qui suit le sommet depuis Vétheuil jusqu’à La Roche-Guyon.
En hiver, les rives se vident et les oiseaux d’eau prennent le relais. Le site est présenté comme une réserve naturelle, avec une boucle facile d’une dizaine de kilomètres.
Les étangs de Commelles reflètent le château de la Reine Blanche, un pavillon néogothique aux tourelles crénelées, souvent mis en valeur par la brume au ras de l’eau.