Les élèves du lycée de Seine-Saint-Denis se sont de nouveau retrouvés devant leur établissement pour dénoncer leurs conditions d’enseignement, avec le soutien de professeurs, de parents et du maire de la ville, Bally Bagayoko.
Les lycéens rassemblés devant Paul-Eluard, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 29 septembre 2026. LUC AUFFRET/ANADOLU VIA AFP
Le commissariat est à deux pas. Sur un trottoir, rangée de policiers et de gendarmes. Sur l’autre, des lycéens, déjà plusieurs centaines, rassemblés devant leur établissement dont les grandes grilles blanches resteront closes. « Je ne me sens pas à l’aise, c’est assez menaçant », commente Tayeb, étudiant en BTS au lycée Paul-Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui jette un coup d’œil aux forces de l’ordre. A quelques mètres de là, arrivés au petit matin, ses camarades ont sorti la gouache et les feutres et fabriquent banderoles et pancartes : « L’école est un droit, pas un privilège », « L’Etat ignore la jeunesse de banlieue », lit-on sur deux d’entre elles.
Ce mardi 30 septembre marque une nouvelle journée de mobilisations dans les lycées : la veille, l’Union syndicale lycéenne a appelé à élargir le mouvement de contestation né à Créteil (Val-de-Marne) le 21 septembre. En une semaine, il a gagné plusieurs villes populaires de banlieue parisienne comme …
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