Jugé récemment devant le tribunal de Castres, un détenu de 40 ans était poursuivi pour plusieurs faits, notamment des messages malveillants adressés depuis sa cellule à son ex-compagne et au nouveau compagnon de celle...
l'essentiel Jugé récemment devant le tribunal de Castres, un détenu de 40 ans était poursuivi pour plusieurs faits, notamment des messages malveillants adressés depuis sa cellule à son ex-compagne et au nouveau compagnon de celle-ci. Il a été relaxé concernant les menaces d’enlèvement, mais condamné à un an de prison pour le reste.
"Si je veux, je t’enlève ta femme, tes enfants et je leur fais manger du cochon !" À la barre du tribunal de Castres, les mots ont claqué. Depuis sa cellule du centre pénitentiaire de Saint-Sulpice, cet homme de 40 ans aurait multiplié les messages à destination de son ex-compagne et du nouveau compagnon de celle-ci.
Tout commence par une plainte. Lors de la fouille de sa cellule, un téléphone portable est découvert sous son lit. Le prévenu assure pourtant que son ex-compagne, dont il n’avait plus de nouvelles depuis quatre ans, est revenue vers lui via TikTok. Plusieurs appels auraient suivi, notamment le soir. Une reprise de contact qui aurait déplu au nouveau compagnon.
Les menaces auraient alors fusé : "Je t’enlève ta femme, de toute façon elle est encore folle de moi." À l’audience, le prévenu minimise. "Enlever", dit-il, était une façon de parler, une manière de faire comprendre qu’il pouvait "récupérer" son ex-compagne. Quant au "cochon", il évoque une ancienne dispute autour d’un repas au McDonald’s non halal.
Des photos dénudées envoyées aux détenus de Béziers : "Ça m'a fait dégoupiller"Autre volet du dossier : la diffusion présumée sur les réseaux sociaux d’une photo dénudée de sa compagne actuelle. "J’ai su qu’elle en avait envoyé à tous les détenus de Béziers, ça m’a fait dégoupiller !", explique-t-il.
Le procureur se montre peu convaincu. "Monsieur vous donne beaucoup d’explications, on s’y perd un peu", lance-t-il, relevant notamment quatre messages vocaux et 15 menaces d’enlèvement. "Tous les mots ont un sens", insiste-t-il. Le parquet requiert 18 mois de prison.
La défense plaide l’ironie et l’absence d’intention réelle. Le tribunal relaxe finalement le prévenu pour les faits d’enlèvement, mais le condamne pour le reste à un an de prison avec mandat de dépôt, assorti d’une interdiction de contact et de paraître au domicile des victimes pendant trois ans.