Des inscriptions hostiles à la peinture noire et jaune visant la direction et des collaborateurs de la Mutualité sociale agricole (MSA 82) ont été découvertes au petit matin ce vendredi 2 octobre 2026 sur la façade et...
l'essentiel Des inscriptions hostiles à la peinture noire et jaune visant la direction et des collaborateurs de la Mutualité sociale agricole (MSA 82) ont été découvertes au petit matin ce vendredi 2 octobre 2026 sur la façade et le sol du site montalbanais. Cette attaque, signée par le syndicat de la Coordination rurale (CR 82) alors qu'une action pacifique des dirigeants de la FDSEA 82 et des JA 82 se tenait quelques heures plus tôt devant la préfecture, a contraint l'établissement à poser en urgence de vastes bâches noires sur sa devanture pour dissimuler les insultes.
Des lettres de peinture jaune vif tracées à même l'asphalte du parking, des insultes ad hominem visant directement la présidente Fabienne Maerten et le mot "POMPES FUNÈBRES" tagué en lettres sombres sous l'auvent : au cœur de la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 octobre 2026, vers 00 h 05, les locaux de la Mutualité sociale agricole (MSA), situés rue Marcel-Unal à Montauban (Tarn-et-Garonne), ont été ciblés par une vague de dégradations sur fond de colère paysanne.
Sur la devanture du bâtiment de la sécurité sociale agricole, d'imposantes bâches plastiques et des protections noires ont dû être installées en vitesse dès le début de matinée afin de masquer aux yeux du public ces inscriptions menaçantes. Et contrairement aux événements de janvier dernier où le mystère planait sur les auteurs du saccage au lisier malgré de lourds soupçons, la signature ne laisse cette fois aucun doute : "CR 82 100 % Agriculteur", la marque du syndicat de la Coordination rurale du Tarn-et-Garonne, s'affiche désormais à la bombe noire sur l'emplacement réservé PMR, sur les dalles de béton de l'entrée et les vitres bâchées.
Une signature au sol et des menaces directesAlertés au milieu de la nuit après la découverte de ces graffitis sur les façades de la MSA et de la compagnie d'assurance voisine Groupama, des policiers se sont rendus sur les lieux pour procéder aux constatations d'usage. Au sol, les inscriptions peintes en jaune vif interpellent directement la gouvernance de l'organisme social, étalant des messages d'intimidation nominatives à l'attention des cadres de la caisse agricole.
Des dégradations et menaces signées par le syndicat agricole la Coordination rural de Tarn-et-Garonne.
DDM MANUEL MASSIP.
Cette action nocturne très ciblée tranche nettement avec le rassemblement survenu quelques heures plus tôt face à la préfecture. Place Foch, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de Tarn-et-Garonne avaient en effet choisi la voie de la négociation autour d'un barbecue symbolique devant la préfecture, où les responsables syndicaux avaient "tombé la chemise" et déposé leurs bottes devant le préfet Sébastien Cauwel pour matérialiser la détresse financière des exploitations. Malgré l'annonce par les services de l'État d'un plan d'urgence de 8 millions d'euros combinant dégrèvements fiscaux et aides directes, la colère s'est de nouveau déplacée sur le terrain des dégradations clandestines.
La préfecture condamne une attaque ad hominemFace à la gravité des invectives nominatives taguées sur l'asphalte et le bâtiment, le préfet de Tarn-et-Garonne Sébastien Cauwel est immédiatement intervenu par communiqué pour condamner fermement ces dégradations. Il a tenu à apporter son soutien absolu à la présidente Fabienne Maerten ainsi qu'à l'ensemble du personnel, rappelant que si la crise et la détresse du monde agricole sont incontestables, elles ne sauraient en aucun cas servir de prétexte à des menaces visant des personnes physiques dans l'exercice de leurs missions d'accompagnement.
L'établissement a été fermé et des bâches ont été apposées pour dissimuler les noms des agents ciblés par la CR 82.
DDM MAX LAGARRIGUE.
Pour les 120 salariés du site de la rue Marcel-Unal, cette nouvelle provocation ravive le souvenir douloureux de la nuit du 9 au 10 janvier 2026. Cet hiver-là, des manifestants avaient brisé les vitres du rez-de-chaussée pour projeter d'importantes quantités de lisier à l'intérieur des bureaux et de l'accueil. La matière organique s'était infiltrée dans les dalles, le mobilier et jusqu'au sous-sol, paralysant complètement l'activité, provoquant la fermeture sine die des locaux pour le public et imposant le basculement forcé des équipes en télétravail.