Une centaine de personnes se sont rassemblées ce mardi 6 octobre matin devant le tribunal d'Alès, à l'appel de la CGT et du PCF, pour soutenir les parties civiles de l'attaque du Prolé et dénoncer ce qu'elles...
Une centaine de personnes se sont rassemblées ce mardi 6 octobre matin devant le tribunal d'Alès, à l'appel de la CGT et du PCF, pour soutenir les parties civiles de l'attaque du Prolé et dénoncer ce qu'elles considèrent comme une agression politique.
À Alès, le rassemblement organisé devant le tribunal a pris, ce mardi 6 octobre au matin, les allures d’une tribune politique. Une centaine de personnes, militants, politiques, syndicalistes et sympathisants, ont répondu à l’appel de l’Union locale CGT, plus d'un an après l’attaque du Prolé survenue pendant la feria de l’Ascension 2025.
Sur les marches du tribunal, les prises de parole ont largement dépassé le seul cadre judiciaire. Le mot d’ordre était celui de la solidarité avec les parties civiles mais aussi de la mobilisation contre l’extrême droite. "Notre objectif est aussi de montrer que la lutte contre l’extrême droite est encore bien vivante", a résumé Cécile Alphon-Layre, secrétaire de la section alésienne du PCF.
Une centaine de manifestants devant le tribunal.
MIDI LIBRE - ALEXANDRE MANIEZ
La CGT a inscrit cette mobilisation dans un combat plus large. Devant le tribunal, le syndicat, par la voix de David Sirven, secrétaire CGT des cheminots d’Alès, a dénoncé une attaque qu’il estime politique et appelé à poursuivre la lutte contre les idées d’extrême droite. Le discours a également insisté sur la convergence avec la journée de mobilisation sociale organisée ce mardi.
Le rassemblement était éminemment politique.
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Les marches du tribunal ont été transformées en tribune politique.
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Présent à Alès, le sénateur communiste Fabien Gay a lui aussi placé l’affaire dans un contexte politique national et international. "Il n’y a que comme cela que nous pouvons faire reculer l’extrême droite", a-t-il déclaré, appelant à rester unis et à "rouvrir un champ d’espoir".
Le sénateur Fabien Gay sur les marches du tribunal.
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Les intervenants ont notamment contesté l’idée d’une simple rixe et défendu la thèse d’une agression à caractère politique. Une position assumée par les organisateurs, qui expliquent vouloir mener cette bataille "politiquement et pas seulement judiciairement".
Certains sont venus des départements limitrophes pour afficher leur soutien aux parties civiles.
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En tout début de matinée, les parties civiles, leurs avocats et quelques proches ont gagné la salle du tribunal. Leurs avocats, parmi lesquels Me Sophie Mazas, avaient demandé que le dossier soit renvoyé. "Afin de pouvoir prendre en compte l’ensemble de ces éléments, nous devons solliciter une procédure collégiale. Face à la gravité de ce dossier, il apparaît normal que ce ne soit pas un juge unique qui prenne sur ses épaules la charge d’une telle procédure." L’audience a finalement été renvoyée au 25 novembre, en procédure collégiale.
Les avocats des parties civiles ont pris la parole pour annoncé le renvoi.
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À la sortie des avocats des parties civiles du tribunal, les manifestants ont réaffirmé leur combativité. "Nous tenons à ce que le caractère politique soit retenu. Le retour de la violence dans notre société est dramatique, surtout du fait que l'on occulte souvent la violence d'extrême droite", a précisé Me Sophie Mazas au cours d'une courte prise de parole devant les manifestants. "Nous vous donnons rendez-vous le 25 novembre".