Infirmière libérale entre la Lozère et la Haute-Loire, Magali Daudet subit de plein fouet la hausse des prix du carburant. Alors qu’elle parcourt jusqu’à 150 kilomètres par jour pour son travail, elle hésite à investir dans une voiture électrique.
Reportage Infirmière libérale entre la Lozère et la Haute-Loire, Magali Daudet subit de plein fouet la hausse des prix du carburant. Alors qu’elle parcourt jusqu’à 150 kilomètres par jour pour son travail, elle hésite à investir dans une voiture électrique.
Vers 19 heures, après sa tournée du soir, Magali Daudet s’arrête faire « un bout de plein » au garage du Val-d’Ance de Chambon-le-Château, un village dans le nord de la Lozère. Dans cette station-service, le sans plomb 95 dont cette infirmière libérale a besoin pour son 4×4 est vendu à 2,22 euros le litre. C’est plus cher qu’ailleurs, alors elle ne remplit son réservoir qu’à hauteur de 20 euros. Magali Daudet a tout anticipé. Puisqu’elle doit ensuite se rendre à Mende, dans le sud du département, pour faire de la batucada (genre musical d’origine brésilienne) – le seul loisir qu’elle s’octroie –, elle s’arrêtera sur le chemin, 30 kilomètres plus loin, à la station TotalEnergies de Châteauneuf-de-Randon où le prix est bloqué à 1,99 euro. « Comme tout le monde, je regarde mon porte-monnaie, souffle-t-elle derrière ses grandes lunettes rondes. Je ne faisais pas ça avant. »
Son cabinet médical se situe à Grandrieu, dans le nord de la Lozère, un village de moyenne montagne d’un peu plus de 700 habitants. « Je déclare 2 000 kilomètres chaque mois, environ 150 kilomètres par jour », estime cette soignante de 49 ans. Elle s’adapte comme elle peut à la flambée des prix du c…
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre flash
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
S’abonner 7,99€ 1,99€/mois pendant 1 an