Si l’éco-anxiété est de plus en plus médiatisée, elle n’est pas encore reconnue comme une psychopathologie ou une détresse psychologique. Un flou qui peut parfois compliquer le travail des psychologues qui y sont confrontés.
Entre tristesse, peur et colère, les Français sont de plus en plus nombreux à être affectés psychiquement par les conséquences et la menace de la crise climatique. MICROGEN IMAGES/SCIENCE PHOTO LIBRARY VIA AFP
Des canicules qui s’enchaînent de manière spectaculaire, des incendies record, un Hexagone complètement jauni vu du ciel… L’été 2026 restera dans les mémoires de nombreux Français comme un point de bascule. Entre tristesse, peur et colère, ils sont de plus en plus nombreux à être affectés psychiquement par les conséquences et la menace de la crise climatique, au point que 16,6 millions d’entre eux commenceraient à développer une symptomatologie de détresse psychologique de faible ou de moyenne intensité, et 2,1 millions seraient « fortement éco-anxieux », selon une étude de l’Agence de la Transition écologique (Ademe), publiée en 2025. Alors que ce chiffre est en constante augmentation ces dernières années, certains ressentent désormais le besoin de se tourner vers un psychologue. Mais face à un phénomène relativement nouveau, tous les praticiens ne savent pas encore comment s’y frotter.
« Les premières recherches sur l’éco-anxiété datent des années 1990, explique Pierre-Eric Sutter, directeur de l’Observatoire de l’éco-anxiété (Obseca). Pourtant, de nombreux psychologues sont encore perdus sur le sujet. » La première fois qu’il a été confronté à des personnes éco-anxieuses remonte …
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