Pour notre chroniqueuse, qui enseigne l’histoire-géographie dans le secondaire, l’interdiction du téléphone au lycée a permis aux élèves de voir la réalité en face, sans divertissement, ni contact avec l’extérieur.
Le plus étonnant, dans le mouvement lycéen que nous connaissons, c’est qu’il n’ait pas éclaté plus tôt. Que les élèves aient pu supporter si longtemps l’angoisse et l’arbitraire de Parcoursup, les heures qui s’empilent indéfiniment au fil des jours, la lourdeur d’un système monolithique qui n’a plus de sens dans un monde éclaté, anxiogène et en pleine redéfinition ainsi que l’absence de considération, malgré des discours le plus souvent bienveillants, pour leur bien-être physique et moral. Personne n’a délibérément souhaité qu’ils aillent mal, mais trop nombreux ont été ceux qui ont estimé qu’en faisant semblant de ne rien voir, en parsemant l’ensemble de mesurettes et de dispositifs, on allait pouvoir continuer comme cela.
Reste à savoir quelle a été l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.
A mes yeux, l’interdiction du téléphone portable au lycée a joué un rôle déterminant, bien qu’elle n’ait pas été totalement respectée ni farouchement appliquée (il se pourrait que l’on ait autre chose à faire dans un établissement)…
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