Ce mercredi matin, une centaine de viticulteurs audois bloquent le port de La Nouvelle pour revendiquer, auprès de l’État, une baisse du coût du GNR (gasoil non routier) et de la TNFB (taxe foncière sur le foncier sur...
Ce mercredi matin, une centaine de viticulteurs audois bloquent le port de La Nouvelle pour revendiquer, auprès de l’État, une baisse du coût du GNR (gasoil non routier) et de la TNFB (taxe foncière sur le foncier sur les propriétés non bâties).
Devant le port de La Nouvelle ce mercredi matin.
Nicolas Boussu
De semaine en semaine, la situation financière des viticulteurs audois se dégrade. En cause notamment, le coût du carburant (GNR, gasoil non routier) et le poids, qui repose sur leur activité, de la taxe foncière sur le foncier non bâtie (TNFB). "Nous sommes aux abois", alertent ce mercredi matin les exploitants.
Très tôt ce matin, une centaine d’agriculteurs en colère, sous l’égide du Syndicat des vignerons de l’Aude, se sont rassemblés devant le port de La Nouvelle pour alerter les services de l’état quant à leur situation alarmante. Ils bloquent actuellement le port et une épaisse fumée noire nappe le ciel des Corbières maritimes après le feu géant allumé sur le rond-point donnant accès au site.
Le site est bloqué.
Nicolas Boussu
"Nos coûts de production sont désormais bien trop élevés eu égard aux charges auxquelles nous sommes soumis par l’État. Le coût du GNR a quasiment doublé ces huit derniers mois, il y a aussi des répercussions sur les engrais, ça pèse énormément sur nos exploitations. En pleine vendange, on prenait sur nos épaules, 10 centimes d’augmentation du prix du GNR par semaine. On attend de l’État une vraie prise de conscience. On subit bien trop de charges. Comme nos collègues pêcheurs, on attend maintenant un geste", expose Damien Onorré, le président du syndicat audois des vignerons.
Les vignerons réunis au port de La Nouvelle.
Nicolas Boussu
"On réclame également un geste sur la TNFB, qui est devenu un impôt bien trop important et qui n’a plus lieu d’être étant donné que notre outil de production n’est plus rentable."
Ce mercredi à 11 h 30, le préfet de l’Aude reçoit le syndicat à Carcassonne afin de trouver une issue au conflit.