À Montpellier, l’Observatoire des libertés publiques s’étonne de la présence de policiers armés de fusils d’assaut lors des manifestations lycéennes. Ces CRS, équipés de "HK G36", ne participent pas au maintien de...
À Montpellier, l’Observatoire des libertés publiques s’étonne de la présence de policiers armés de fusils d’assaut lors des manifestations lycéennes. Ces CRS, équipés de "HK G36", ne participent pas au maintien de l’ordre mais sécurisent leur compagnie contre les risques terroristes, dans le cadre du plan Vigipirate.
Alerté par de nombreux lycéens montpelliérains, l’Observatoire des libertés publiques s’est étonné que certains policiers mobilisés sur les manifestations soient armés de fusils d’assaut. Comme le prouve la photo ci-jointe, il s’agit en fait de CRS qui ne font pas du maintien de l’ordre mais sont affectés à la sécurisation de leur compagnie contre d’éventuels risques terroristes. Leur mission s’inscrit dans le cadre de Vigipirate. Généralement, ils sont deux à être mobilisés aux deux extrémités du parc de leur compagnie.
Ils sont équipés d’un fusil d’assaut, le “HK G36”, qui est l’arme de guerre massivement distribuée aux forces de l’ordre françaises (Bac, CRS, Psig) en réponse directe aux attentats terroristes de 2015.
Un rapport de force rééquilibré en cas d’attaque terroristeLors de ces attaques meurtrières de janvier (Charlie Hebdo, Hyper Cacher) et de novembre (Bataclan, terrasses de Paris), les premiers policiers et gendarmes arrivés sur les lieux n’étaient équipés que de leurs armes de poing de calibre 9 mm (comme le Sig Sauer).
Un rapport de force totalement déséquilibré face à des terroristes lourdement armés de fusils d’assaut de type Kalachnikov.