Un homme a été condamné par le tribunal judiciaire d'Agen pour corruption de mineurs et propositions sexuelles, entre 2021 et 2023. Il est actuellement incarcéré à la maison d'arrêt pour des faits de même nature.
Un homme a été condamné par le tribunal judiciaire d'Agen pour corruption de mineurs et propositions sexuelles, entre 2021 et 2023. Il est actuellement incarcéré à la maison d'arrêt pour des faits de même nature.
"Quoi faire pour empêcher que les choses ne recommencent ?", s'inquiète la procureure de la République ce lundi 12 octobre, durant le procès d'un trentenaire soupçonné, pour la troisième fois, de corruption de mineur et propositions sexuelles faites à ce dernier, à savoir une jeune fille âgée de onze ans à l'époque, sur le réseau social Instagram.
Entre 2021 et 2023 à Marmande, Bergerac et Hoymille (59), il a entretenu des conversations à caractère sexuel par caméras interposées, en direct, avec la victime à laquelle il demandait de se dévêtir, adressait des paroles et des gestes obscènes, qu'il mimait sur une poupée. La jeune fille rapporte également des masturbations, que le mis en cause ne conteste pas. "Dès qu'elle souhaitait mettre fin à ces appels, il insistait pour qu'elle se reconnecte et que tout cela continue", ajoute la magistrate du parquet. Témoin de ces comportements abjects en live, un utilisateur de la plateforme avait effectué un signalement.
"Physiquement, quand on voit la victime, on ne peut pas ignorer le fait qu'elle est très jeune, qu'il ne s'agit pas d'une grande adolescente", observe la présidente, conduisant le prévenu à confier son attirance pour les personnes prépubères, "à cette période-là". S'il certifie avoir "pris conscience de la gravité de [ses] actes", il tient à nuancer : "Ça reste de la pédophilie, mais c'est différent, car c'est sur Internet. Dans mon parcours de célibataire, je n'ai côtoyé que des femmes d'au moins 30 ans."
Une instruction ouverte pour des faits similairesLes magistrats se sont interrogés sur la sanction à infliger à cet individu qui, durant les années qui ont séparé la période où les faits ont été commis de sa comparution devant le tribunal judiciaire, a fait parler de lui. En effet, l'homme est détenu provisoirement à la maison d'arrêt d'Agen depuis le mois de janvier, dans le cadre d'une instruction portant sur des infractions similaires.
La peine de prison avec sursis et le suivi socio-judiciaire dont il avait écopé quelques années auparavant, déjà pour des faits de cette nature, "n'ont pas marché" comme le constate amèrement la procureure, soulignant l'impact "important" de ces faits sur la jeune victime.
Le prévenu a été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis, assorti d'un suivi socio-judiciaire d'une durée de trois ans, comprenant une injonction de soins et l'interdiction, définitive, d'exercer une profession ou une activité bénévole en lien avec des mineurs. Il aura à exécuter une peine de deux ans de prison, en cas de non-respect de ces mesures.