Avant le passage de la 4e étape du Tour de France en Ariège, les agents des routes départementales sont mobilisés pour garantir la sécurité des coureurs et du public. Inspection de la chaussée, surveillance du bitume,...
l'essentiel Avant le passage de la 4e étape du Tour de France en Ariège, les agents des routes départementales sont mobilisés pour garantir la sécurité des coureurs et du public. Inspection de la chaussée, surveillance du bitume, contrôle des chutes de pierres et interventions de dernière minute : immersion dans les coulisses d’un dispositif préparé depuis plusieurs mois.
Bien avant l’arrivée de la caravane et du peloton, les agents de la direction des routes départementales auront déjà inspecté et sécurisé les 57 kilomètres du tracé ariégeois. Leur travail a commencé il y a déjà plusieurs mois : reprises ponctuelles de chaussée, fauchage des accotements, repérage des virages sensibles, préparation du balisage et coordination avec ASO, la préfecture et les secours.
Depuis quelques jours et jusqu’au passage des coureurs lors de la 4e étape du Tour de France, la surveillance s’intensifie. "Les fortes températures peuvent provoquer du ressuage : le bitume remonte, colle aux pneus et se dégrade sous le passage répété des véhicules. Des granulats sont alors répandus pour stabiliser le revêtement", indique Serge Castillon, directeur des routes départementales en Ariège.
Les équipes surveillent aussi la végétation et les chutes de pierres. À Montségur, plusieurs blocs descendus du massif ont conduit à des inspections avec les services de l’État. Aucun point inquiétant n’a été identifié, mais la vigilance restera maximale jusqu’au jour J.
Près de 35 agents départementaux seront mobilisés mardi sur les points sensibles. D’autres prendront place dans le dispositif technique juste devant les coureurs. "Nous serons entre la caravane et les coureurs pour agir jusqu’au dernier moment sur tout petit problème lié à l’infrastructure", explique Serge Castillon.
La mission peut se jouer à quelques secondes : remettre un coup de peinture, déplacer une balise, retirer des gravillons ou faire reculer le public avec l’aide des forces de l’ordre. "Parfois, on les a contre le pare-chocs à l’arrière, c’est assez impressionnant", sourit-il en parlant des cyclistes. Après le véhicule-balai, les équipes devront encore démonter les protections, vérifier la chaussée et rouvrir progressivement les axes.
Pour Christine Téqui, présidente du conseil départemental, cette mobilisation doit permettre à l’événement de rester "une fête populaire et gratuite" tout en garantissant la sécurité de tous.