Les nouveaux avocats de Cédric Jubillar ont livré ce 6 juillet 2026 quelques détails concernant les aveux de leur client, en esquissant une stratégie de défense "rugueuse".
Les nouveaux avocats de Cédric Jubillar ont livré ce 6 juillet 2026 quelques détails concernant les aveux de leur client, en esquissant une stratégie de défense "rugueuse".
Tirs à boulets rouges contre l’enquête menée et le travail de la justice, placement à l’isolement de leur client jugé abusif, surmédication supposée… Guy et Pierre Debuisson, les deux nouveaux avocats toulousains de Cédric Jubillar, ont d’emblée planté le décor de sa nouvelle défense. Elle sera ultra-offensive.
Contre l’institution judiciaire, contre les enquêteurs, contre les médias et, aussi, contre l’époque et l'évolution du droit. Car au cours de ses explications sur cette lettre d’aveux signée Cédric Jubillar, maître Pierre Debuisson a franchi un palier périlleux en jugeant que le crime avoué par son client « s’apparente plus ou moins à un crime passionnel ».
Stratégie de défense "plus ou moins" décalée et (volontairement ?) choquante pour les parties civiles bien sûr mais bien au-delà.
Si Cédric Jubillar est à nouveau jugé coupable de la mort de son épouse, comme l’a fait la cour d’assises du Tarn le 17 octobre 2025, le condamnant à 30 ans de réclusion criminelle, c’est parce qu’ils l’ont identifié comme l’auteur d’un « meurtre sur conjoint ». Un féminicide dans le vocabulaire aujourd’hui commun. Le 103e de l’année 2020 en France.
La passion n’ayant rien à voir dans la mort violente de Delphine Aussaguel Jubillar, 33 ans en 2020 et mère de deux enfants, dont on n’a toujours pas trouvé le corps.