En pleine réunion des membres de l'OTAN à Ankara ce mardi 7 juillet, le président américain a reitéré ses menaces de main basse sur le Groenland, un territoire sous gestion du Danemark.
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche à Washington, le 24 juin 2026. - AFP
En pleine réunion des membres de l'OTAN à Ankara ce mardi 7 juillet, le président américain a reitéré ses menaces de main basse sur le Groenland, un territoire sous gestion du Danemark.
C'est le retour d'une obsession de Donald Trump que l'on croyait oubliée. Ce mardi 7 juillet, depuis Ankara en Turquie, le président des États-Unis a pris la parole au début du sommet des pays de l'Otan réuni ce mardi et mercredi.
Face au président Recep Tayyip Erdogan et devant les caméras, Donald Trump a jugé que le Groenland était un point de contentieux avec ses alliés:
"Le Groenland devrait être contrôlé par les États-Unis, pas par le Danemark", a estimé le président américain, jugeant que la question du contrôle territorial "nuit à (ses) relations avec l'Otan".
Le Danemark a pourtant annoncé ce mardi l'acquisition de deux appareils P-8A Poseidon au constructeur américain Boeing. Des appareils destinés à la surveillance maritime dans l'Atlantique Nord et dans la région stratégique de l'Arctique, soit autour du Groenland.
"Le Danemark assume une responsabilité particulière en matière de sécurité et de défense dans l'Arctique et l'Atlantique Nord", a expliqué sans détour Jeppe Bruus le ministère de la Défense danois dans un communiqué. "Cette acquisition est un signal clair indiquant que nous prenons au sérieux nos responsabilités partagées au sein de l'OTAN", a-t-il ajouté.

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En janvier dernier, Donald Trump avait jugé que le contrôle du Groenland revêtait un caractère "vital" pour la sécurité des États-Unis, invoquant notamment les menaces russes et chinoises.
Ces déclarations ont entraîné des tensions avec les membres de l'Otan et plus largement avec les pays européens, voyant dans ces déclarations une attaque contre leur souveraineté. Le président des États-Unis avait d'ailleurs raillé ses alliés jugeant leur incapacité à "résister" en cas d'offensive militaire.
La situation s'est finalement apaisée le 21 janvier, au sommet de Davos, lorsque Donald Trump avait finalement écarté l'envoi de troupes au sol, tout en écartant sa menace de droits de douane supplémentaires annonçant avoir "établi les bases d’un futur accord" sur le Groenland aux contours toujours flous. Mais le président américain semble pourtant toujours intéressé...