Cela "permettra aux juges européens de préciser les conditions dans lesquelles doit s’exercer le droit au secret professionnel entre un avocat et son client", s'est félicité l'actuel avocat de l'ancien président, Patrice Spinosi.
Cela "permettra aux juges européens de préciser les conditions dans lesquelles doit s’exercer le droit au secret professionnel entre un avocat et son client", s'est félicité l'actuel avocat de l'ancien président, Patrice Spinosi.
Publié le 09/07/2026 16:44 Mis à jour le 09/07/2026 16:46
Temps de lecture : 1min
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, à Paris, le 12 juin 2026. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a déclaré recevable la requête de Nicolas Sarkozy dans l'affaire "des écoutes Bismuth", a annoncé, jeudi 9 juillet, l'avocat de l'ancien chef de l'Etat. "Cette décision juridictionnelle constitue une véritable victoire d'étape pour l'ancien président", selon Patrice Spinosi.
"L'affaire Sarkozy c. France permettra aux juges européens de préciser les conditions dans lesquelles doit s'exercer le droit au secret professionnel entre un avocat et son client", déroule-t-il, avant de poursuivre : "L'arrêt qui sera rendu dans ce dossier constituera une décision de principe, dont la portée dépassera le cas individuel de l'ancien président de la République."
Ce dernier conteste notamment la place centrale, dans ce dossier, d'écoutes de conversations téléphoniques avec son avocat d'alors, Thierry Herzog, qu'il estime couvertes par le secret professionnel. "L'arrêt (...) fera jurisprudence", estime Patrice Spinosi dans une interview au Figaro, qui estime que la CEDH a jugé leur recours "suffisamment sérieux" pour être recevable, en attendant un arrêt sur le fond.
En décembre 2024, l'ancien président français a été définitivement condamné à trois ans de prison, dont un an ferme, pour corruption d'un haut magistrat dans ce dossier, aussi surnommé "affaire Paul Bismuth". L'avocat de Nicolas Sarkozy avait déclaré en décembre que l'ancien chef de l'Etat se conformerait à sa condamnation mais qu'il saisirait la CEDH "pour obtenir la garantie des droits que les juges français lui ont déniés".
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