Loin des projecteurs des Bleus, Didier Deschamps mène en parallèle une carrière d'homme d'affaires bien plus discrète.
Son visage est indissociable de l'équipe de France. Sélectionneur depuis plus de dix ans, Didier Deschamps s'est imposé comme l'un des piliers du football français, l'un de ses repères les plus constants. On connaît sa gestuelle sur le banc, ses choix commentés à chaque rassemblement. On connaît beaucoup moins l'entrepreneur. Derrière cette image très exposée existe en effet une autre réalité. Depuis plusieurs années, il développe des activités très éloignées des pelouses. En effet, deux sociétés portent aujourd'hui sa signature. Elles dessinent le portrait d'un homme qui pense déjà à l'après, dans une discrétion assumée mais restée discrète.
Le premier volet de cette activité, c'est le conseil. Président de Dycom Consultant depuis 2015, Deschamps y propose ses services dans le conseil pour les affaires et la gestion. Le second est plus inattendu. Créée en 2018, sa société Fidgy s'inscrit dans un tout autre registre, tourné vers la location de terrains et de biens immobiliers, et le sélectionneur y occupe le poste de gérant.
Deux structures distinctes, mais une même volonté : diversifier ses revenus et structurer ses investissements pour préparer l'avenir, tout en gardant une certaine discrétion. De quoi compléter des émoluments déjà confortables. D'ailleurs, le site L'Équipe indiquait en 2017 qu'après la prolongation de son contrat, il percevait un salaire annuel de 2 millions d'euros. Aujourd'hui, d'autres médias parlent de 3,8 millions d'euros. Des chiffres qui font tourner la tête.
Entre le rôle de sélectionneur et celui de dirigeant, les passerelles sont nombreuses. Dans les deux cas, il faut faire des choix, s'y tenir et avancer avec un groupe. Celui qui n'avait que 19 ans lorsque son frère Philippe est mort dans un crash d'avion l'a prouvé à plusieurs reprises. En 2015, lors de l'affaire Mathieu Valbuena et Karim Benzema, il a dû trancher vite.
Une décision difficile, mais pleinement assumée. Sa ligne n'a pas bougé depuis : faire passer le collectif avant tout, quitte à se passer de joueurs talentueux qui ne s'inscrivent pas dans le projet commun. Une logique qui dépasse largement le cadre du ballon rond, puisqu'il l'applique à l'identique dans ses sociétés, avec le même credo. Structurer, anticiper, s'entourer des bonnes personnes.
Mais cette réflexion sur l'après n'a rien d'anodin. Après quatorze années à la tête des Bleus, Deschamps dispute en ce moment sa dernière Coupe du monde avant de laisser sa place. Et pour l'instant, l'aventure continue.
Ce dimanche 5 juillet, la France a écarté le Paraguay en huitième de finale. Un match qui reste très critiqué sur les réseaux sociaux. De nombreux fans se moquent du comportement des joueurs du Paraguay, qui ont multiplié les fautes, sans recevoir de cartons... Mais ce n'est pas grave, car l'aventure se poursuit pour les Bleus qui filent en quarts, où ils affronteront le Maroc le 9 juillet. Une fin de parcours idéale pour un homme qui prépare déjà, en coulisses, la suite de sa vie loin des terrains.
À propos de l’auteur
Ses derniers articles