Dans un contexte de Coupe du monde de football et à l’approche du 14 juillet, l’usage des pétards et des feux d’artifice devrait se multiplier ces prochains jours. Mais la canicule, la sécheresse et le vent...
l'essentiel Dans un contexte de Coupe du monde de football et à l’approche du 14 juillet, l’usage des pétards et des feux d’artifice devrait se multiplier ces prochains jours. Mais la canicule, la sécheresse et le vent transforment vite le spectacle en risque réel pour les personnes et la nature. En période de danger incendie élevé, de nombreuses autorités locales vont restreindre, voire interdire, les tirs de feux d’artifice.
Le 14 juillet reste un rendez-vous populaire, mais la météo impose ses conditions. Cette année, plusieurs communes ont d’ores et déjà annulé ou reporté leurs feux d’artifice à cause de la canicule, de la sécheresse et du risque de départs de feu. Mais, comme chaque année, certains se risqueront tout de même à lancer des pétards de façon sauvage.
Brûlures, amputations de doigts, blessures aux yeux, atteintes de l’audition... les artifices de divertissement peuvent provoquer des accidents graves, notamment lorsqu’ils sont manipulés trop près du corps ou utilisés hors des consignes. Les tirs à l’horizontale, les éclats, ou les bruits de détonation exposent aussi l’entourage à des traumatismes sérieux.
En période de sécheresse, un simple débris incandescent peut enflammer des herbes sèches ou des broussailles, puis se propager rapidement. Le vent accentue encore ce danger en dispersant les projectiles brûlants sur une plus grande distance.
Pour le grand public, il faut d’abord contrôler la catégorie de l’article : F1, F2, F3 ou F4, car elles correspondent à des niveaux de danger différents et à des restrictions d’âge et d’usage. À partir de la catégorie F2, la vente est interdite aux mineurs, et pour les produits F4, elle est interdite aux non-professionnels.
Il faut aussi vérifier le marquage "CE", lire l’étiquette, respecter la distance de sécurité, et éviter d’acheter un produit dont la notice n’est pas rédigée en français.
Avant tout feu d’artifice privé, il est conseillé de se renseigner auprès de la mairie et, selon les cas, du SDIS, le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS), car des arrêtés municipaux ou préfectoraux peuvent encadrer ou interdire l’usage des artifices en période à risque. Il faut aussi tenir les enfants éloignés des pétards, surveiller la météo, respecter les voisins, et renoncer au tir si les conditions sont défavorables.
Ces dernières années, certains artifices ont été détournés et utilisés contre les forces de l’ordre, ce qui les transforme en armes dangereuses pour la cible comme pour celui qui les utilise. Les articles pyrotechniques ne sont donc pas de simples objets festifs : mal employés, ils deviennent des engins capables de provoquer des blessures graves et parfois des violences urbaines.
En cas de brûlure, refroidissez la zone brûlée et en fonction de son étendue et de sa localisation (visage, yeux...), appelez les secours. S’il s’agit d’un doigt arraché, ne mettez surtout pas le membre sectionné directement au contact de la glace pour éviter qu’il ne gèle : placez-le dans un sac plastique sec emballé dans du tissu. Puis placez l’ensemble dans un second sac rempli de glace et appelez les secours.
Mais en cette période à hauts risques, le mieux est tout simplement de vous abstenir d’utiliser ce type d’engin.