Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé que dans le même temps, les aides "apportées aux entreprises et aux ménages" se sont élevées à 1,4 milliard d'euros, soit "50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine.
Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé que dans le même temps, les aides "apportées aux entreprises et aux ménages" se sont élevées à 1,4 milliard d'euros, soit "50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine.
Les recettes fiscales liées aux carburants ont baissé de 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026 comparées à la même période en 2025, a fait savoir lundi 6 juillet le ministre des Comptes publics David Amiel sur RTL.
Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix du carburant se sont envolés à partir du 28 février. En conséquence, les consommateurs ont modifié leur comportement et ont acheté moins d'essence et de diesel, ce qui, in fine, a grevé les recettes de l'Etat.
Dans le même temps, les aides "apportées aux entreprises et aux ménages" se sont élevées à 1,4 milliard d'euros, indique le ministre des Comptes publics. "C'est 50 fois moins que ce qui avait été fait" par le gouvernement "en 2022-2023" après le début de la guerre en Ukraine et l'envolée des prix de l'énergie, a rappelé David Amiel, qui s'est réjoui d'un "changement de doctrine".
Malgré ces annonces gouvernementales, les députés veulent en avoir le coeur net et passer au crible le prix des carburants. Ils ont donc lancé début juin une mission flash pour évaluer l’impact de la flambée des prix à la pompe sur les finances publiques.
La question des marges des entreprises pétrolières agite également le débat. "Quand on regarde les rapports, on voit que les marges brutes ont augmenté. S’il y a des profiteurs, ils doivent savoir qu’ils auront des comptes à rendre dans le budget 2027", estimait le député LR Antoine Vermorel-Marques en mai. Il souhaite créer une commission d’enquête pour disposer de conclusions au moment clé de l’élaboration du budget, et éventuellement récupérer une partie des gains jugés excessifs.
La flambée du prix des carburants "n'a rien rapporté" à l'Etat, martèle de son côté ministre David Amiel, à la veille d'un nouveau comité d'alerte sur les finances publiques. L'occasion pour Bercy de faire le point sur "où en sommes nous sur la croissance, sur les dépenses".
Interrogé sur de possibles annonces d'économies supplémentaires pour tenir l'objectif que s'est fixé le gouvernement de maintenir le déficit public à 5% du PIB, David Amiel répond: "Demain, on ne va pas annoncer des mesures, on va annoncer un cap."