Laure*, assistante de direction de 53 ans, raconte comment un voyage au Japon, organisé sur un coup de tête en 2013, l’a aidée dans son deuil après la disparition de sa tante.
« Libérée des contraintes d’agenda et d’horaires, j’errais quitte à me perdre, dans une forme de liberté absolue », raconte Laure (photo d’illustration : à bord du Sagano Scenic Railway, « le train romantique de Sagano »). SOPA IMAGES/LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES
« Je suis partie au Japon en 2013, l’année de mes 40 ans. Deux ans auparavant, j’avais été marquée par la catastrophe nucléaire de Fukushima. Je me souviens être restée toute la journée scotchée devant les images de cette grande vague recouvrant les champs, bien évidemment inquiète pour les gens qui subissaient ce drame de plein fouet. J’avais toujours eu envie d’aller au Japon et, sans que je puisse vraiment l’expliquer, cette envie n’a fait que s’intensifier après cet événement. Même si, à l’époque, il était question qu’une partie du pays soit mise en quarantaine. Et que certains observateurs craignaient l’effet des radiations même des années plus tard. Le Japon m’attirait.
Au même moment, ma tante chérie – qui m’a presque élevée – a reçu un diagnostic de cancer du pancréas. Travaillant dans le milieu médical, elle connaissait très bien sa maladie et savait donc qu’elle n’avait que deux ans devant elle, tout au plus. Elle s’est battue, mais la dégradation de son état d…

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