Le cinéaste, réalisateur d’« Oppenheimer » et de « Inception », défend sa vision pharaonique du poème d’Homère et envisage sereinement l’avenir de Hollywood.
Le cinéaste Christopher Nolan lors d’une projection de son film « l’Odyssée » à Bombay, en Inde, le 11 juillet 2026. SUJIT JAISWAL/AFP
En 2026, assurer la promotion d’un blockbuster de l’envergure de « l’Odyssée » revient à traverser un terrain miné. Parce que l’industrie du cinéma, crise oblige, mise désormais sur une poignée de films (en premier lieu celui-ci, pensé et vendu comme la Rolls du studio Universal), l’exigence d’un retour sur investissement s’avère d’autant plus cruciale. Chaque détail compte et la polémique (idiote) nourrie préalablement sur les réseaux sociaux par la fachosphère sur la vision supposée woke de Christopher Nolan sur la seule base de la bande-annonce de son film a excessivement échauffé les esprits, au point d’interdire toute rencontre avec le cinéaste dans l’hypothèse où on le questionnerait sur cette sinistre affaire et, plus largement, sur la politique.
On a relevé le défi et on ne l’a pas regretté : en dépit des quelques réserves que « l’Odyssée » nous inspire (une tendance à la grandiloquence plus problématique à nos yeux que de choisir la Mexicano-Kényo-Américaine Lupita Nyong’o – cinq minutes max à l’écran – pour incarner Hélène de Troie), le f…

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