Marine Le Pen entame une quatrième course à l’élection présidentielle lestée d’une condamnation infamante pour détournement de fonds publics, qui pourrait peser sur la campagne du Rassemblement national. D’autant que le tandem qu’elle forme avec Jordan Bardella, ex-prétendant à la candidature, a laissé apparaître des fragilités ces derniers mois.
Les dirigeants du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella et Marine Le Pen, le 30 avril 2025 à Paris. ALBERT FACELLY/DIVERGENCE (PHOTOMONTAGE)
Pour aller plus loin
La Flèche, dans la Sarthe, ce 8 juillet : Marine Le Pen et Jordan Bardella sont là pour montrer que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Afficher leur solidarité et tenter de laisser derrière eux presque deux années de marathon judiciaire et une condamnation toute fraîche pour détournement de fonds publics dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national (FN). La veille, la fille de Jean-Marie Le Pen a échappé en appel à une peine d’inéligibilité qui l’aurait privée d’élection et annoncé, comme si de rien n’était, sa candidature à la présidentielle, en direct sur TF1, devant 7 millions de téléspectateurs. Il n’y a « plus de scénario dans lequel je ne pourrais pas être candidate », a-t-elle tranché, les mâchoires serrées.
Pourtant, dans cette ville récemment conquise par le Rassemblement national (RN), derrière les vivats des militants venus célébrer la « renaissance » de leur madone, une autre musique se fait entendre. Celle des sifflets et des casseroles, la même qui avait accompagné François Fillon lors de la prés…

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