A la demande de l’exécutif, l’Assemblée nationale va revoter ce mardi 21 juillet la disposition prévoyant la réclusion à perpétuité pour les auteurs de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans. La mesure avait été rejetée vendredi.
Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes et de la Lutte contre les Discriminations, lors d’une prise de parole à l’Assemblée nationale, le 9 juin 2026. SIMON WOHLFAHRT/AFP
C’est une mesure qui fait débat : faut-il instaurer la perpétuité pour les auteurs de crimes sexuels commis sur des enfants ? Vendredi 17 juillet, lors de l’examen en première lecture du projet de loi sur la protection de l’enfance, l’Assemblée nationale a rejeté cette disposition visant les auteurs de viols en série sur des mineurs de moins de 15 ans (37 voix pour 41, contre et 3 abstentions). Une victoire pour les députés de gauche – 7 socialistes, 8 écologistes, 2 communistes et 24 insoumis – qui s’y étaient opposés. Mais le gouvernement a demandé qu’un nouveau vote soit organisé sur la mesure ce mardi 21 juillet, juste avant le vote solennel sur l’ensemble du texte prévu dans la foulée, en espérant cette fois un hémicycle plus plein et un débouché favorable.
A l’origine, ce durcissement des peines ne figurait pas dans le texte sur la protection de l’enfance présenté par le gouvernement. Il y a été ajouté, à la demande de l’exécutif, après les débats qui ont suivi le meurtre de Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé début juin dans l…

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