Mis en cause, à l’instar du prince Andrew, par les déclarations fracassantes de Virginia Giuffre, ancienne « esclave sexuelle » du financier new-yorkais, l’agent de mannequins français décide, en janvier 2015, d’attaquer son ami devant la justice civile américaine, lui réclamant des dizaines de millions de dommages et intérêts.
Une photo non datée, prise dans un lieu tenu secret et diffusée le 9 août 2021 par le tribunal fédéral du district sud de New York, montre (de gauche à droite) le prince Andrew, Virginia Giuffre et Ghislaine Maxwell. PHTOMONTAGE D’APRÈS DEPARTMENT OF LAW ENFORCEMENT VIA GETTY IMAGES/AFP - SDNY/AFP
10 janvier 2015. Jean-Luc Brunel se désespère en lisant la presse du jour : « Première page du “Times” de Londres », écrit-il, dépité, à Jeffrey Epstein. Comme le reste de la presse britannique, le quotidien s’enflamme sur les nouvelles révélations concernant les liaisons dangereuses qu’entretiennent le sulfureux New-Yorkais et le prince Andrew, le fils cadet de la reine Elizabeth II. Une nouvelle fois, le nom du Français est également cité en toutes lettres dans plusieurs articles. « Désolé, ignore tout cela, c’est mon seul conseil, tente de le rassurer Epstein dans cet échange faisant partie des millions de documents des “Epstein Files” mis en ligne par le département de la Justice américain. Ça me fait de la peine qu’ils [les journalistes, NDLR] te mettent de nouveau dans cette histoire. Désolé, désolé. »
Depuis quelques mois, les déclarations fracassantes d’une jeune femme ont relancé l’intérêt médiatique pour l’affaire Epstein : Virginia Giuffre. Cette Américano-Australienne d’une trentaine d’années affirme avoir été recrutée à l’adolescence comme masseuse par le millionnaire de Manhattan, avant de…

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