La députée EPR du Pas-de-Calais et ancienne ministre de la Transition écologique était l'invitée du "8h30 franceinfo", mardi 21 juillet 2026.
La députée EPR du Pas-de-Calais et ancienne ministre de la Transition écologique était l'invitée du "8h30 franceinfo", mardi 21 juillet 2026.
Publié le 21/07/2026 10:43
Temps de lecture : 2min
Agnès Pannier-Runacher sur le plateau du "8h30 franceinfo", mardi 21 juillet 2026. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)
Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais et ancienne ministre de la Transition écologique était l'invitée du "8h30 franceinfo", mardi 21 juillet 2026. Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Elle répondait aux questions de Marie Bernardeau et Audrey Tison.
Loi d'urgence agricole : "il y a eu un passage en force du gouvernement"Le projet de loi a été adopté dans la soirée du lundi 20 juillet à l'Assemblée nationale au terme d'un débat houleux par 296 voix contre 224. Il doit encore être voté mardi au Sénat pour être définitivement adopté. Deux mesures cristallisent particulièrement les critiques. La première est celle qui donne la possibilité de réintroduire à titre dérogatoire et sous conditions deux pesticides interdits en France - l'acétamipride et le flupyradifurone - sur décision de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, l'Anses. La deuxième est celle qui facilite la construction d'ouvrages de stockage de l'eau pour les agriculteurs. Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais s'est abstenue lors du vote.
🔴 Le projet de loi d'urgence agricole adopté ➡️ "Je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes", dit Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre et députée EPR du Pas-de-Calais. pic.twitter.com/fyMhHXmnsu
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L'ancienne ministre se justifie. "Je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes [...] C'est un problème de méthode [...] Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat, ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale". Agnès Pannier-Runacher faisait partie des nombreux députés qui demandaient l'examen d'un amendement de dernière minute. Un examen refusé par le gouvernement. "C'est un passage en force, c'est un déni de démocratie", commente l'ancienne ministre.
Agnès Pannier-Runacher estime "qu'on cultive la peur" et que "face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère". En effet, une pétition contre la loi dite Duplomb, qui projetait déjà de réintroduire l'acétamipride, a réuni deux millions de signatures en 2025. Le vote de ce lundi à l'Assemblée va donc "laisser des traces", selon Agnès Pannier-Runacher, qui affirme que "les Françaises et les Français auront l'impression que lorsqu'ils se disent inquiets sur un sujet, on ne les écoute pas."
Projet de loi de protection de l'enfance : les députés appelés à voter ce mardiCe mardi 21 juillet, les députés sont appelés à se prononcer sur le projet de loi de protection de l'enfance. Ils s'y pencheront à partir de 16h30. Un texte censé répondre à la crise de l'aide sociale à l'enfance. Ce dernier a d'ailleurs été remanié après plusieurs affaires récentes de violences sur mineurs. Une mesure fait particulièrement débat, à savoir l'instauration de la perpétuité pour les personnes condamnées pour plusieurs viols dont au moins un sur un mineur. Une mesure refusée par la France insoumise. "Je ne comprends pas", réagit Agnès Pannier-Runacher.
🔴 Protection de l'enfance ➡️ "À un moment, on peut accepter que dans l'échelle des peines, des crimes sur des enfants, des actes de barbarie […] ce soit au summum des peines que l'on prononce", dit Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre et députée EPR du Pas-de-Calais. pic.twitter.com/7Kghe922tL
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"Je crois qu'il n'y a pas plus abject que des crimes sur des enfants [...] On ne parle pas de n'importe quels crimes : on parle de viols répétés sur des mineurs, on parle de viols commis avec des actes de barbarie. La perpétuité me paraît être justifiée dans cette échelle de peines [...] Cela n'empêche pas de travailler sur la prévention de la récidive. Mais là, ce dont on parle, ce sont les pires crimes les plus abjects auxquels on puisse être confronté. À un moment, on peut accepter que dans l'échelle des peines, des crimes sur des enfants, des actes de barbarie […] ce soit au summum des peines que l'on prononce", ajoute l'ancienne ministre de la Transition écologique.
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