A Tarnos, dans les Landes, une ferme du mouvement Emmaüs Horizon, créée en 2020, accueille pendant quelques mois des détenues en fin de parcours carcéral. Ces femmes travaillent en tant que maraîchères et se préparent au mieux pour leur future insertion.
Reportage A Tarnos, dans les Landes, une ferme du mouvement Emmaüs Horizon, créée en 2020, accueille pendant quelques mois des détenues en fin de parcours carcéral. Ces femmes travaillent en tant que maraîchères et se préparent au mieux pour leur future insertion.
A la ferme, on anticipe les saisons. Méticuleuses, les genoux dans la terre, Céline et Sandy plantent à la main des jeunes pousses de betteraves qui seront récoltées à la fin de l’été. Dans un jardin voisin, une musique reggae en toile de fond, Kelly s’occupe des plants de salade. Quelques éclats de rire retentissent mais tout le monde est bien concentré. Ces trois femmes de 49, 37 et 30 ans ne sont pas des ouvrières agricoles classiques : elles n’ont rejoint la ferme Emmaüs Baudonne de Tarnos, dans les Landes, que quelques mois plus tôt. Avant, elles étaient incarcérées en prison aux quatre coins de la France.
A quelques mètres de là, « Mamie sexy », qui a soufflé ses 60 bougies il y a un peu plus d’un mois, s’affaire en cuisine pour préparer le déjeuner, qui sera pris en commun. Celle qui préfère être appelée par son « surnom de prison », pour protéger son anonymat, purge sa dernière année d’incarcératio…

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