L'Ukraine a frappé fort ce mercredi. Une vaste attaque de drones a paralysé les principaux terminaux céréaliers russes de Novorossiisk. Alors que les exportations de Moscou sont à l'arrêt, cette opération audacieuse...
L'Ukraine a frappé fort ce mercredi. Une vaste attaque de drones a paralysé les principaux terminaux céréaliers russes de Novorossiisk. Alors que les exportations de Moscou sont à l'arrêt, cette opération audacieuse ravive les craintes d'une grave crise alimentaire mondiale et d'une flambée immédiate des prix du blé.
Dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août 2026, l'Ukraine a mené une vaste offensive de drones contre le port russe de Novorossiisk. Cette opération a paralysé deux terminaux céréaliers majeurs et menace d'impacter fortement l'approvisionnement alimentaire mondial.
Une offensive nocturne massive sur la côte russeLes opérations de deux des plus importants terminaux céréaliers du port de Novorossiisk ont été brutalement interrompues ce mercredi 12 août 2026. Une série de frappes combinant drones aériens, navires sans pilote et missiles a ciblé ces installations stratégiques sur la mer Noire, rapporte l'agence de presse Reuters.
Le gouverneur de la région de Krasnodar, Veniamin Kondratyev, a dénoncé sur Telegram une attaque "massive" ayant coûté la vie à deux personnes, dont un enfant de huit ans, fustigeant "un acte de terreur intolérable". Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a rapidement pris la parole sur le même réseau social pour confirmer que les forces de Kyiv étaient à l'origine de cette opération militaire audacieuse.
Des dommages critiques pour la logistique agricoleLes dégâts matériels frappent le cœur même de la machine exportatrice russe. Le terminal NKHP, dont la capacité d'exportation dépasse les sept millions de tonnes métriques annuelles, a été contraint de stopper l'ensemble de ses activités commerciales, précise Boursorama. Son propriétaire, la société OZK, a confirmé les dommages matériels sur ses installations tout en soulignant qu'aucun blessé n'était à déplorer parmi ses équipes.
Une autre infrastructure vitale appartenant au groupe Demetra Holding, dotée d'une capacité de huit millions et demi de tonnes par an, a subi un sort similaire. Des experts sont actuellement sur place pour évaluer l'étendue exacte des destructions, indique Zonebourse.
La menace d'une nouvelle crise alimentaire mondialeCette paralysie soudaine des infrastructures s'annonce lourde de conséquences pour le commerce international. La Russie s'impose comme le premier exportateur mondial de céréales, et l'écrasante majorité de ses volumes agricoles transite par ces routes maritimes de la mer Noire.
Le principal lobby céréalier russe avait d'ailleurs alerté publiquement le mois dernier sur l'extrême vulnérabilité de ces terminaux face aux nouvelles capacités de frappe de Kyiv. L'arrêt prolongé de ces expéditions menace de déclencher une hausse immédiate des cours mondiaux du blé, ravivant chez les investisseurs le spectre de la crise alimentaire de 2022. Les analystes redoutent que cette asphyxie logistique ne provoque de sévères pénuries, frappant en priorité les pays importateurs du continent africain et du Moyen-Orient.