Le festival Esperanzah! a attiré plus de 26.000 personnes de vendredi à dimanche à l'Abbaye de Floreffe, ont annoncé en fin de journée ses organisateurs, très heureux de cette affluence. ...
L'événement devrait toutefois déménager en 2027 en raison de tensions avec les gestionnaires du site historique et la commune namuroise.
Quelques dizaines d'artistes se sont produits sur les différentes scènes du festival durant trois jours, entre musiques du monde, reggae, dub, hip-hop, rap, électro et pop. Parmi eux, on trouvait quelques noms bien connus comme Scylla et Furax Barbarossa, Lia Kali, Luiza, La Niña, Rokia Traoré, 2L ou Yoa, sans oublier les pionniers du hip-hop français Nèg' Marrons avec, en invités, Lynssha, Passi et Pit Baccardi.
Porté par une nouvelle vision, Esperanzah! a toutefois largement misé sur des artistes émergents comme le rappeur français Ino Casablanca, la figure de la nouvelle vague brésilienne Ana Frango Elecrico ou encore la cumbia d'influence punk des Mexicains de Son Rompe Pera.
Les arts de rues ont également conservé une place de choix, tout comme le "Village des possibles" et sa trentaine de collectifs et associations, symbole d'un festival voulu engagé pour un monde plus solidaire et anti-capitaliste.
Bien aidée par la météo, cette 24e édition a une nouvelle fois montré que Esperanzah! rencontre son public. Un peu plus de 3.000 pass trois jours ont été vendus, tandis que la programmation de vendredi a attiré 8.000 mélomanes, la journée de samedi a comptabilisé un peu moins de 10.000 entrées et celle de dimanche 9.000.
Si cette édition est qualifiée de "succès total", il est "plus que probable" qu'elle soit la dernière à l'Abbaye de Floreffe. Ne se sentant "plus réellement les bienvenus", les organisateurs ont lancé dimanche un appel à d'autres communes et sites qui pourraient se porter candidates pour accueillir l'événement dès 2027.