Вход на сайт

Просмотр новости

Найдите то, что Вас интересует

84 projections au festival de Gindou et Dominique Cabrera, invitée d’honneur

Дата публикации: 13-08-2026 21:53:47

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être l’invitée des Rencontres cette année ?Le projet de venir à Gindou comme spectatrice m’a titillé chaque été. J’aimais l’idée d’un festival sans chichis sous les étoiles,...

Основное содержимое страницы с новостью.

Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être l’invitée des Rencontres cette année ?

Le projet de venir à Gindou comme spectatrice m’a titillé chaque été. J’aimais l’idée d’un festival sans chichis sous les étoiles, dans les champs et les bois, d’un rapport direct avec les visiteurs et les autres cinéastes. Alors être invitée, c’est un vrai cadeau.

Vos films explorent l’intime, la mémoire, les liens familiaux. Pourquoi ces thèmes vous accompagnent-ils depuis vos débuts ?

J’avais le désir de faire des grands films lyriques, romanesques, comme ceux qui m’avaient bouleversée au point de vouloir devenir réalisatrice. Mais je voulais aussi faire des films bricolés, "faits à la maison", comme des notes, des tentatives, des journaux intimes. En faisant ces films-là, expérimentaux, imparfaits, introspectifs, modestes et libres, on est dans un rapport plus proche avec soi, peut-être avec les autres aussi. On essaie d’attraper au vol le mouvement de la vie qui vibre, la présence de ceux qu’on aime et le passage du temps qui nous emporte.

Qu’est-ce qui déclenche l’envie de filmer, et comment ce premier élan devient-il un film ?

Ça surgit tout à coup. Il n’y avait rien, ou plutôt seulement le flux des émotions, colères, épreuves et joies, et puis soudain une idée de film apparaît. Cette idée insiste, persiste, devient une obsession. Alors on s’y livre, on y croit, on cherche de l’argent, des gens, on travaille à la faire pousser, à la nourrir, les fleurs et les fruits apparaissent et nous surprennent.

Vous naviguez entre documentaire et fiction avec fluidité. Comment trouvez-vous cet équilibre ?

La fluidité, l’équilibre… c’est l’impression qu’ont les clients du restaurant ! En cuisine, ça crie, ça pleure, ça se débat, ça rigole aussi. Il faut couper le cou du canard, éplucher les patates, ébouillanter les homards… Je ne navigue pas sans crainte ni tempête. Nos vies sont tissées de fables, de fictions et d’expériences concrètes. J’aimerais circuler entre les mythes et la trivialité avec plus de liberté. Mon horizon : l’hybride, l’impur.

Votre cinéma est souvent qualifié de politique. Est-ce une intention ou une conséquence naturelle ?

Enfant, j’ai éprouvé à travers l’exil, le rapatriement d’Algérie de ma famille pied-noir, à quel point les vies pouvaient être affectées par l’histoire. Élevée dans le marxisme des années 70, j’ai éprouvé la lutte des classes du côté des dominés. Je la ressens toujours, même si je suis passée ailleurs. Je viens de là, c’est mon pays, cela traverse mes films.

Comment avez-vous travaillé avec l’équipe pour choisir les films présentés cette année ?

On a essayé de donner à voir les trois sortes de films que j’ai faits. Les films documentaires, un portrait, une question sociale et politique, tournés en banlieue avec les habitants. Les films autobiographiques, ma vie, les personnes que j’aime, ma famille, les jours qui passent captés avec une petite caméra. Et les longs métrages plus proches du roman, très fictionnels, lyriques, avec des acteurs mais souvent aussi avec des acteurs du réel.

Tous ces films essaient de faire des liens entre le jour et la nuit, entre les moments où on rêve et ceux où on agit. C’est comme trois petites rivières qui se rejoignent pour se jeter dans la mer de l’éternité… ou de l’oubli !

Quelle est pour vous l’importance des festivals, et que souhaitez-vous dire aux spectateurs de Gindou ?

Les festivals permettent la rencontre, dans une ambiance non directement commerciale. On se promène, on se laisse surprendre, il y a d’autres films, d’autres cinéastes, des ensembles, des mouvements. On fait des liens, des associations. C’est gai, créatif. Et parfois les spectateurs vont repartir avec un petit bout de mon imaginaire, de ma vie dans leur cœur. Certains me parlent d’un film vu il y a vingt ou trente ans, resté en eux. Contre l’oubli, c’est magique le cinéma. J’espère que les spectateurs de Gindou vivront cela.

Схожие новости

#Наименование новостиТональностьИнформативностьДата публикации
1Gindou. Laëtitia Carton présente son film en première mondiale06.3316-08-2026
2Gindou. Le grand retour des enfants du festival08.5914-08-2026
3Des films qui affichent complet, un nouveau festival d'animation... le Japon star de cinéma sur les écrans toulousains07.7412-08-2026
4Ne plus dire : “Je n’y connais rien à la photo”2607-07-2026
5"Роскино" проведет более 20 смотров отечественного кино за рубежом в 2022 году0018-06-2022
6На Фестивале российского искусства в Каннах отметят 100-летие ВГИКа0026-08-2019
7Фестиваль Context. Diana Vishneva покажет кино о танце0019-10-2020
8Давайте поговорим о сексуальности: "Сандэнс" провоцирует на откровенный разговор0027-01-2022
9Фестиваль «Зеркало» — это просто космос! Особая благодарность судьбе за встречу с ...8628-06-2026
10Суббота на «Зеркале»: марафон из конкурсных фильмов, творческие встречи, выставки, ...0727-06-2026

Классификация: Культура. Схожих патентов: 0. Схожих новостей: 10. Тональность: 0. Информативность: 12.92. Источник: www.ladepeche.fr.