Depuis le 15 mai, la République démocratique du Congo (RDC) est le cœur d’une épidémie d’Ebola. Benedetta Capelli, coordinatrice de Médecins sans Frontières à Kinshasa, nous explique les nombreuses difficultés auxquelles les médecins font face.
Un docteur de Médecins sans Frontières, au centre de traitement Ebola de Munigi (République démocratique du Congo), le 2 juin 2026. JOSPIN MWISHA / AFP
Depuis 1976, la République démocratique du Congo (RDC) a connu dix-sept épidémies d’Ebola, qui fut la maladie la plus meurtrière : entre 3 900 et 4 000 décès au total. Aujourd’hui, dans des zones comme la province d’Ituri, qui est le foyer de l’épidémie, le virus Ebola sévit depuis le 15 mai. Cela touche également les pays voisins, comme l’Ouganda, et entraîne la fermeture des frontières.
Le 4 juin, l’OMS et les autorités sanitaires congolaises ont recensé 60 décès sur 344 cas confirmés d’Ebola et 1 000 cas suspects. Loin des centaines de morts précédemment annoncés. Deux essais cliniques vont être lancés. Deux traitements seront testés : l’antiviral remdesivir associé à un anticorps…

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